Après plusieurs pistes retenues au départ des négociations sur la formation du gouvernement issu des élections législatives du 23 septembre dernier, la composition et l’architecture finales se dessinent avec les efforts de la cheffe du gouvernement, en bonne négociatrice pour défendre les intérêts de son parti du PAM.
Madame Mansouri et ses conseillers peuvent s’estimer satisfaits du résultat, malgré le retard pris au départ et les délais réclamés par leurs potentiels partenaires de la majorité afin de respecter la démocratie interne au sein de leurs formations avant de l’intégrer.
Ainsi, et selon des sources très proches du centre de décisions, l’accord entre les partis appelés à former le gouvernement sera annoncé au plus tard lundi, et ses membres dans la foulée, au cours de la semaine prochaine, pour être validé par le Palais et présenté au Roi pour la photo officielle. Ceci, d’une part, selon toute vraisemblance, sauf cas de force majeure. Cet accord fera suite à une entente conclue sur une série de conclusions.
Le prochain gouvernement, présenté par certaines voix comme politique et d’alternance, sera finalement composé, outre le PAM qui en détiendra la part du lion comme le veut la pratique, des seuls Istiqlal, USFP et PPS. À côté de la cheffe de l’Exécutif, Fatima Zohra Mansouri, cette architecture, au stade de la finalisation, doit voir les trois chefs de ces partis partenaires occuper les postes de ministres d’État à la tête de pôles qui guideront l’activité et le programme commun.
Le nouveau gouvernement sera plus ramassé que le précédent, avec des profils plus technocratiques pour certains postes prioritaires et plus de secrétaires d’État que ceux de l’équipe précédente, et avec un quota respectable réservé aux femmes.
Avant de déterminer les noms au cours du week-end, avec une liste fournie par chaque formation avec un choix de trois noms, les leaders des trois partis conviés, heureux de rempiler et ayant déjà leur petite idée après le feu vert de leurs instances dirigeantes ou non, ne feront preuve d’aucune contestation ni remise en cause des choix opérés.
La voix du PAM étant prépondérante en sa qualité de chef de la majorité sur la base de ses résultats électoraux, il en sera le porte-parole, avec une première sortie de présentation de cette nouvelle majorité au début de la semaine, également avec celle du programme commun dans ses grands axes, avant de le décliner au Parlement.












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