Le président américain Donald Trump a affirmé que 22 millions de barils de pétrole avaient traversé le détroit d’Ormuz en une seule nuit, tout en s’engageant à ne pas lancer de nouvelle attaque contre l’Iran avant les élections de mi-mandat du Congrès, prévues le 3 novembre.
Dans une publication sur sa plateforme Truth Social, Trump a précisé que ces volumes ne provenaient pas d’Iran et n’étaient pas destinés à ce pays, soulignant que le blocus américain imposé à Téhéran restait en vigueur. Le chiffre de 22 millions de barils n’a pas pu être vérifié de manière indépendante. Des estimations antérieures indiquent que les exportations de pétrole via le détroit se sont redressées à environ 14,2 millions de barils par jour, soit près de 80% des niveaux d’avant la guerre.
Trump a assuré que les Etats-Unis n’attaqueraient pas l’Iran avant le scrutin, mais il n’a pas écarté explicitement une reprise des opérations militaires après cette échéance. Il a lié sa position à la poursuite de ce qu’il qualifie de discussions fructueuses avec Téhéran, tout en affirmant que le blocus resterait en place et que Washington ne laisserait pas l’Iran se doter de l’arme nucléaire.
Cette annonce fait suite à des informations selon lesquelles l’administration américaine étudiait des options pour reprendre les frappes, alors que la présence militaire américaine dans la région continue de se renforcer et que les risques pesant sur les pétroliers dans le détroit d’Ormuz s’accentuent.
Les propos de Trump ont contribué à apaiser les craintes d’une escalade militaire imminente, susceptible de perturber davantage l’approvisionnement énergétique. Les cours du pétrole ont reculé vendredi, le Brent tombant à environ 102,60 dollars le baril et le WTI à environ 90,18 dollars, soutenus par ces déclarations et par la poursuite des discussions entre Washington et Téhéran.
Les risques n’ont toutefois pas disparu. La navigation dans le Golfe reste exposée à des menaces, les coûts de transport et d’assurance demeurent élevés, et les perturbations se poursuivent dans les raffineries et sur les approvisionnements en carburant.
La position de Trump s’explique aussi par un recul du soutien populaire à la guerre à l’approche des élections. Des sondages Reuters et Ipsos montrent qu’environ un tiers seulement des Américains soutiennent la guerre ou les frappes américaines contre l’Iran, tandis qu’environ 80% pensent que l’engagement militaire durera longtemps. Le conflit a en outre pesé sur les prix du pétrole et des carburants ainsi que sur le coût de la vie, ce qui accentue la pression sur Trump et sur les républicains, qui cherchent à conserver leur majorité limitée au Congrès.



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