L’aéroport international du Roi Khalid, à Riyad, a été frappé samedi 10 octobre par une attaque attribuée aux Houthis, faisant au moins douze morts et 309 blessés, selon l’Autorité saoudienne de l’aviation civile. Ce lourd bilan donne une dimension particulièrement meurtrière à la multiplication des frappes contre les infrastructures civiles du royaume.
Parmi les victimes figurent des ressortissants de plusieurs pays, tandis que certains blessés se trouvent dans un état critique. Les opérations aéroportuaires ont été suspendues et des vols détournés, illustrant les conséquences immédiates de cette offensive sur la sécurité des voyageurs et les liaisons aériennes.
Face à cette nouvelle attaque, l’envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg, a exprimé dimanche une ferme condamnation. Il a rappelé que les aéroports de Riyad et d’Abha avaient déjà été visés plus tôt dans la semaine, avec des morts et des blessés parmi les civils. Pour le diplomate, cette succession de frappes menace directement la stabilité régionale et compromet les démarches engagées pour parvenir à la paix au Yémen.
Le responsable onusien a demandé aux Houthis de mettre un terme à ces attaques et de respecter le droit international humanitaire, notamment l’interdiction de prendre pour cibles les populations et les installations civiles.
Au-delà du bilan humain, cette escalade risque de renforcer une logique de représailles dont les civils seraient, une nouvelle fois, les premières victimes. En frappant des plateformes essentielles aux déplacements et aux échanges, les assaillants accroissent également la pression sur toute la région. L’avertissement de l’ONU souligne ainsi une urgence : empêcher que l’extension des hostilités ne rende les perspectives de règlement politique encore plus fragiles.



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