Le ministre de l’Education nationale, Nabil Benabdallah, a affirmé que le gouvernement devait prendre des décisions fortes et immédiates pour restaurer la confiance des citoyens dans la politique et alléger leurs charges financières. Selon lui, les premières semaines de travail montreront s’il est capable de tenir ses engagements.
Invité hier de l’émission « Noqta Ila Satr » sur Al Aoula, il a expliqué que son parti avait exigé l’inclusion de « signaux forts » dans le programme gouvernemental avant d’accepter de rejoindre la coalition. Il a décrit la position des progressistes sur leur entrée au gouvernement comme une satisfaction prudente.
Le gouvernement s’est engagé, a-t-il indiqué, à criminaliser toutes les formes de conflits d’intérêts et de rente, à rendre obligatoires les déclarations de patrimoine et à sanctionner la divulgation d’informations destinée à obtenir des avantages personnels. Le programme prévoit aussi des mesures pour faire baisser les prix, fixer des niveaux minimaux de retraite et augmenter progressivement les aides sociales. Il a assuré que les partis de la majorité avaient compris la nécessité de rebâtir la confiance dans la politique et l’administration, en transformant leurs promesses en mesures concrètes.
Interrogé sur le limogeage d’une ministre 48 heures seulement après sa nomination, il a reconnu une erreur dans le processus de vérification des candidats. Il a toutefois mis en avant le court délai entre la circulation des informations et la décision de la cheffe du gouvernement de demander son départ, pour montrer que l’exécutif ne tolérerait pas de tels cas.
Il a aussi évoqué ses consultations avec la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, et dit avoir plaidé pour une nouvelle approche des affaires politiques et de l’expression pacifique, ainsi que pour des avancées sur les droits humains et l’égalité. Selon lui, le programme du gouvernement reflète ces priorités.
Sur l’éducation, Nabil Benabdallah a déclaré que le gouvernement avait été surpris par les mouvements de protestation des éducateurs du préscolaire, et annoncé une prochaine rencontre avec les syndicats pour examiner leurs revendications. Il a également confirmé que l’exécutif était prêt à réexaminer la limite d’âge pour entrer dans l’enseignement, que les autorités pourraient relever à l’avenir.
S’appuyant sur son expérience passée à la tête de départements ministériels, il a affirmé qu’il existait une volonté politique de prendre des décisions difficiles. Les partis de la majorité se sont engagés, selon lui, à ne pas orienter les aides publiques ni les privilèges vers des personnes ou des listes ciblées, et à rejeter les pratiques liées à la corruption, aux conflits d’intérêts et à la rente. Il a aussi insisté sur l’importance de l’opposition dans la vie politique et appelé les partis d’opposition à assumer leurs responsabilités.
Le ministre a enfin indiqué que le gouvernement avait engagé un processus de réconciliation des citoyens avec la politique et la chose publique, dont le succès dépendra, selon lui, des résultats concrets obtenus.












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