Missionné certainement pour le plus grand nombre de responsabilités comme ministre dans son super département de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification, le leader du Parti du progrès et du socialisme, Mohammed Nabil Benabdellah, restera durant son mandat, en espérant qu’il aille cette fois-ci jusqu’à son terme, l’un des responsables les plus exposés parmi ses pairs en raison de la sensibilité du secteur.
Il analyse avec réalisme l’ampleur de ses défis pour un ministère constamment cité pour une réforme qui tarde à montrer sa pertinence malgré des résultats encourageants au niveau des « écoles pionnières », les grèves répétées et saisonnières des corps enseignants et administratifs avec lesquels il a déjà engagé des discussions dès sa prise de fonction, ainsi que les nombreux autres chantiers laissés en friche par le précédent gouvernement.
Pour ce faire, le politicien qui a le sens des engagements et de la responsabilité dans la gestion des affaires publiques, en plus de son suivi régulier de la marche de l’administration, Mohammed Nabil Benabdellah, a annoncé dès sa nomination, sans attendre un jour de plus, son plan d’action, comme si ses dossiers sur l’éducation étaient conformes et à jour. Détaillant dans la foulée ce plan, il y fixe cinq directions majeures résumées ainsi : le préscolaire comme priorité parmi les priorités, qui absorbera une grande partie de son travail en solutionnant au préalable la question du statut introuvable des éducateurs, parallèlement à une lutte acharnée et repensée contre l’abandon scolaire et ses effets dévastateurs.
Viennent ensuite les acquis des « écoles pionnières », une expérience inspirée d’ailleurs qui a montré toute sa nécessité pour être en voie de généralisation, dans une approche de consolidation de sa gestion par l’ancien ministre Berrada, qui y avait accordé plus qu’il n’en faut comme moyens humains et matériels. Leur développement sera encore plus visible.
Mais ce plan restera conditionné, pour son efficacité, par une remise à plat des conditions d’accès et de recrutement des enseignants et éducateurs, dont le ministre prévoyant a déjà rencontré les syndicats avec la ferme intention de signer avec eux une paix des braves, afin que la mission assignée à son département dans le programme gouvernemental, auquel le ministre Benabdellah a largement contribué pour en définir le fond et la forme, soit menée à bien.
Une raison pour laquelle le leader du PPS s’est vu confier la responsabilité d’un secteur social des plus sensibles, qui exige doigté et détermination dans les choix stratégiques.



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