Pas moins de 423 dossiers de divorce examinés par jour en 2025 : les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec un total de 154 377 dossiers au titre de cette même année.
Entre demandes enregistrées et dissolutions de mariage prononcées, la hausse atteint 4,38 % par rapport à 2024. Le phénomène ne semble plus connaître de répit ni, à tout le moins, montrer de signes de ralentissement. Si les explications de ce fléau ne manquent pas, les solutions, elles, restent invisibles, alors que la situation dépasse désormais l’acceptable dans une société où les mariages diminuent. Ce ne sont pas les 5 000 DH prévus comme cadeau aux futurs mariés par le nouveau gouvernement, pour rajeunir une population vieillissante, qui inverseront ces tendances ancrées au sein d’une société inquiète.
L’adoption du nouveau Code de la famille, qui donne davantage de droits aux femmes, ne contribuera pas non plus à endiguer l’hémorragie : c’est, du moins, le sentiment d’une partie des Marocains, qui voient dans cette explosion des divorces une conséquence prévisible de la modernité, dans laquelle les repères du noyau familial ont changé. Les sociologues ayant tenté de décrypter cette augmentation, qui interroge également la place des principes religieux dans la vie conjugale, y voient une résultante des difficultés du vivre-ensemble et de l’accumulation de facteurs extérieurs pesant sur le quotidien des couples.
Ce sujet, qui devrait pousser à mener une réflexion profonde sur l’avenir de l’institution du mariage et sa dimension sacrée, reste malheureusement peu traité dans les médias publics et peu abordé au sein des familles, comme si l’évoquer était porteur de malheurs futurs. Pourtant, connaître les risques de rupture et comprendre les difficultés de la vie conjugale font partie intégrante de l’éducation au mariage, à condition d’en parler clairement et sans tabous.












Contactez Nous