Ils sont toujours des dizaines de figures du paysage culturel et artistique à disparaître, mais sans laisser, après les larmes et les hommages, de traces dans les villes pour rester en mémoire.
Trois cas viennent à l’esprit pour illustrer le propos et cette requête urgente consistant à demander aux villes et communes de débaptiser rues, artères, boulevards et avenues portant des noms qui n’évoquent rien ou que de vagues souvenirs chez les générations passées et actuelles, pour les renommer, le choix étant infini parmi ceux qui ont marqué l’histoire. Ces trois noms que les villes se doivent de choisir pour des axes routiers importants sont ceux d’Abdelhadi Belkhayat et d’Abdelwahab Doukkali, dans leur ville de Fès en premier et ailleurs dans tout le Maroc, après nous avoir quittés récemment, tout comme Naïma Samih à Casablanca.
D’autres encore, trop nombreux dans une longue liste, devraient figurer dans leurs villes et régions d’origine en premier lieu et à travers tout le pays, pour que leur mémoire ne s’éteigne pas de sitôt. Dans les centres de décision communaux, il semblerait que les travaux de la commission chargée de changer les noms des rues ou de décider de leur appellation butent souvent sur des bisbilles, des conflits d’intérêts et du clientélisme qui n’en finissent pas, sans aller au cœur de cette problématique démontrant une ingratitude envers ceux qui ont enrichi le patrimoine national en marquant leur époque par la musique, le chant, les autres arts…
Le ministère de la Culture, bien que n’ayant pas de prérogatives au niveau de la gestion communale, devrait réparer cet oubli par les moyens qu’il saura trouver intelligemment.












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