Azzedine El Midaoui a présenté, mardi 27 octobre, ses excuses aux personnes ayant une trisomie 21, à leurs familles et aux associations qui les accompagnent. Devant la Chambre des conseillers, le ministre de l’Enseignement supérieur a reconnu une maladresse après avoir employé l’expression « mariage mongolien » lors d’une précédente intervention parlementaire. Il a assuré n’avoir jamais voulu porter atteinte à leur dignité.
Cette déclaration intervient après les critiques suscitées par ses propos sur la création d’une université dans la région de Drâa-Tafilalet, une controverse que nous avions relayée dans nos colonnes. Des acteurs associatifs avaient dénoncé une formule stigmatisante et réclamé un désaveu public.
Pour expliquer son intervention, le ministre a invoqué le temps limité des questions orales, qui ne lui aurait pas permis de développer suffisamment son raisonnement sur la mobilité étudiante et l’équité territoriale. Tout en estimant avoir été mal compris, il a admis que le terme choisi était inapproprié. Il a également évoqué son expérience à la tête de l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra pour rappeler l’attention qu’il affirme accorder aux personnes concernées et à leur contribution à la société.
Ces excuses constituent une réponse nécessaire aux personnes qui ont pu se sentir blessées. Reconnaître une erreur relève de la responsabilité attendue d’un membre du gouvernement. L’explication par le contexte ne dispense toutefois pas de mesurer la portée des mots employés.
L’enjeu est désormais de prolonger cette clarification par une ambition concrète : accessibilité des établissements, accompagnement pédagogique et égalité des chances. Pour le ministre chargé de l’université, transformer cette polémique en progrès serait la meilleure manière de donner toute leur portée à ses excuses.



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