Le drame horrible qui a secoué la localité de Sidi Yahia, dans la région du Gharb, près de Kénitra, gardera une place à part dans les annales de la justice avec l’ouverture d’un procès retentissant qui doit démarrer prochainement, après l’instruction du dossier dans ce chef-lieu.
L’affaire commence avec une relation extraconjugale réunissant une femme mariée de 40 ans, dont l’époux vit loin d’elle comme travailleur immigré en Espagne et ignore tout de sa tromperie, et un inconnu qui se révélera être un escroc professionnel.
Apprenant qu’elle possède une maison, un local commercial et des revenus importants envoyés par le mari, l’escroc s’appliquera à lui montrer ses bons sentiments motivés par le gain. Il finira par lui extorquer 20 millions de cts et même plus, en la poussant à emprunter davantage auprès de ses voisins, convaincus de sa solvabilité, le tout avec la promesse de la rembourser très tôt.
Sentant que l’argent ne venait pas, elle finit par le menacer, sans résultat, de poursuites avec témoignages, ce qui a poussé l’amant à fuir le domicile. C’est ainsi qu’avec l’aide d’un voisin, probablement son deuxième amant, elle décide d’attirer l’escroc au téléphone en lui promettant d’effacer ses dettes. Appâté par l’idée de lui soustraire d’autres sommes, le premier amant devait revenir au domicile qu’il partageait avec elle et ses enfants pour se voir servir un poison qui l’entraînera vers la mort à petit feu, devant le regard indifférent de la dame et de son second amant. Ils transporteront ensuite le corps sur la terrasse pour le brûler.
Les deux complices garderont les restes de la tête et des membres découpés dans des sacs qu’ils iront enterrer dans un terrain vague, puis confieront le tronc de l’escroc à une voisine qui se chargera, moyennant une somme de 1 000 DH, d’aller l’enterrer dans une décharge.
Plusieurs jours plus tard, l’amante ruinée ira se confier dans le détail à sa sœur qui, apeurée, ira la dénoncer devant des gendarmes qui n’auront aucun mal à dénouer tous les fils de ce drame choquant à plus d’un titre.
Par Jalil Nouri



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