L’aventure de l’Algérie dans cette Coupe du monde 2026 s’est arrêtée dans la fraîcheur de Vancouver. Opposés à une Suisse parfaitement organisée, les Fennecs se sont inclinés 2-0 au terme d’une rencontre où leur domination territoriale n’a jamais réussi à faire vaciller le remarquable dispositif helvétique. Les hommes de Vladimir Petkovic quittent ainsi le Mondial dès les seizièmes de finale, laissant un goût d’inachevé à tout un peuple qui rêvait d’un parcours historique.
Dès les premières minutes, la Suisse a affiché un plan de jeu parfaitement exécuté. Solides défensivement, disciplinés dans le replacement et redoutables en contre-attaque, les hommes de Murat Yakin ont frappé une première fois grâce à Breel Embolo dès la 10e minute. Lancé en profondeur après une récupération dans son propre camp, l’attaquant suisse n’a laissé aucune chance au gardien algérien.
L’Algérie a tenté de réagir en monopolisant davantage le ballon, mais s’est heurtée à un véritable mur suisse. La meilleure occasion des Verts est intervenue juste avant la pause, lorsque Ibrahim Maza a manqué le cadre sur une frappe à bout portant, illustrant les difficultés offensives d’une équipe incapable de concrétiser ses temps forts.
Au retour des vestiaires, la Suisse a porté le coup de grâce. Profitant d’un dégagement approximatif de la défense algérienne, Dan Ndoye a doublé la mise d’une frappe précise, mettant définitivement les Helvètes sur les rails de la qualification. Malgré plusieurs tentatives de Riyad Mahrez et de ses partenaires, les Fennecs n’ont jamais trouvé la faille face à une formation suisse d’une remarquable maîtrise tactique.
À l’issue de la rencontre, le sélectionneur suisse Murat Yakin s’est félicité de l’application de son groupe, saluant « une équipe disciplinée qui a su rester patiente et exploiter chaque espace ». Breel Embolo, premier buteur de la soirée, a insisté sur le réalisme de son équipe : « Nous savions que nous devions être efficaces. Notre finition a fait la différence et nous avons joué avec beaucoup de maturité. »
Dans le camp algérien, la déception était immense. Vladimir Petkovic a reconnu que son équipe avait payé cash ses erreurs défensives face à un adversaire d’une redoutable efficacité. Le technicien bosnien a toutefois tenu à saluer l’engagement de ses joueurs, estimant qu’ils avaient tout donné malgré une soirée particulièrement difficile.
L’émotion était également palpable chez Riyad Mahrez. Le capitaine des Fennecs a reconnu que « le match était à leur portée », regrettant les deux buts concédés sur des erreurs défensives. Puis, dans un moment chargé d’émotion, il a annoncé que cette rencontre était sa dernière sous le maillot de la sélection algérienne, tournant ainsi une page majeure de l’histoire récente des Verts.
En Algérie, les réactions de la presse ont été particulièrement sévères. Plusieurs médias ont dénoncé le manque d’inspiration offensive et les hésitations tactiques des Verts, estimant que la Suisse avait remporté une victoire « sans forcer », grâce à sa rigueur et à son réalisme. Beaucoup regrettent une occasion manquée, face à un adversaire considéré comme prenable avant le coup d’envoi.
En Suisse, au contraire, les journaux célèbrent une qualification historique. Les médias helvétiques saluent « une leçon de discipline tactique » et mettent particulièrement en avant la prestation de Granit Xhaka, véritable patron du milieu de terrain, ainsi que l’efficacité du duo Embolo-Ndoye. La presse parle déjà d’une équipe capable de créer la surprise lors du prochain tour.
La presse internationale partage ce constat. Reuters évoque un « véritable chef-d’œuvre tactique » signé Murat Yakin, tandis que plusieurs médias européens soulignent la capacité de la Suisse à absorber la pression avant de punir son adversaire en contre-attaque. Tous s’accordent à reconnaître que les Helvètes ont parfaitement exploité les faiblesses d’une équipe algérienne trop stérile offensivement.
Après l’élimination du Sénégal face à la Belgique, c’est donc au tour de l’Algérie de quitter cette Coupe du monde. Le continent africain voit ainsi l’un de ses représentants les plus ambitieux faire ses valises, au moment où les phases finales deviennent de plus en plus exigeantes.
Vu du Maroc, cette élimination renforce encore davantage la responsabilité qui pèse désormais sur les épaules des Lions de l’Atlas. Déjà qualifié pour les huitièmes de finale après son exploit contre les Pays-Bas, le Maroc reste, à cette heure, le seul représentant africain et arabe encore assuré d’être en lice, dans l’attente du verdict du match de l’Égypte. Plus que jamais, les espoirs de tout un continent reposent sur les hommes de Mohamed Ouahbi, appelés à poursuivre l’aventure face au Canada et à prolonger le rêve africain dans ce Mondial 2026.
Par M. Rouane












Contactez Nous