En finale de la Ligue des champions africaine, les FAR sont obligés de vaincre les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns par deux buts d’écart pour s’adjuger la couronne. Un titre qu’ils n’ont plus remporté depuis 41 ans.
Toujours en vie
Vaincus à l’aller dimanche dernier par un but à zéro, les FAR peuvent s’estimer heureux, car ils auraient pu prendre un carton et encaisser trois ou quatre buts de plus sans la prestation XXL de leur portier Tagnaouti, qui avait réussi à sauver les meubles devant les attaquants adverses.
En même temps, ce score est très bien payé, car l’équipe militaire n’avait pas réussi une grosse prestation face à une équipe qui, rappelons-le, est pratiquement l’équipe nationale d’Afrique du Sud, que le Maroc n’a jamais battue en Coupe d’Afrique.
Il reste à espérer que nos représentants ont fait le plus dur lors du match aller et surtout que la seconde manche leur sera favorable.
Un match retour mouvementé…
Les militaires n’ont plus été à pareille fête depuis 1985. Ils n’ont probablement plus l’expérience des grands rendez-vous, mais l’envie et l’ambition sont là, et il faudra avoir la volonté et les moyens de les traduire sur le terrain.
Dans tous les cas, si les FAR sont en finale, c’est que cette équipe a des qualités certaines et qu’il faudra faire preuve de maturité, ainsi que de maîtrise collective et tactique, tant sur le plan défensif qu’offensif, afin de pousser les Sud-Africains à la faute, les priver du ballon et ne pas leur laisser trop d’espace, encore moins l’opportunité de prendre l’initiative.
Par ailleurs, même en étant solide et disciplinée collectivement et tactiquement, cette équipe de Mamelodi Sundowns est loin d’être le redoutable foudre de guerre d’il y a quelques années.
On se rappelle que lors de la phase de poules en début de saison, Mamelodi avait perdu contre le Raja à Casablanca et n’avait dû sa qualification qu’à l’arbitrage, avec deux buts bizarrement refusés aux Verts par la VAR.
Encore une fois, pour nos représentants, il s’agira de bien gérer cette finale sur le plan mental et tactique afin de négocier ce duel et cette bataille.
En outre, il faudra prendre garde à ne pas céder aux provocations de l’adversaire.
À ce sujet, il faut s’attendre à un choc très tendu avec cet adversaire dont le président n’est autre que Patrice Motsepe, également président de la CAF.
Déjà, au match aller à Johannesburg, il y avait eu énormément de tensions et de pression, avec la VAR qui ne fonctionnait pas en seconde période, pour une raison que l’on ignore, et les nôtres qui ont longtemps refusé de reprendre le jeu sans arbitrage vidéo, avec en prime le même arbitre que lors de précédentes polémiques en compétitions CAF.
Par ailleurs, dans le chapitre des provocations, mercredi dernier, l’équipe sud-africaine devait prendre l’avion pour Rabat, sauf qu’elle a dû rester neuf heures à l’aéroport, car les autorités marocaines avaient refusé de lui accorder l’autorisation d’atterrissage.
En effet, la veille, Mamelodi avait commis une maladresse, apparemment volontaire mais clairement inexplicable, en publiant sur ses comptes une carte tronquée du Royaume, chose avec laquelle le Maroc ne transige pas.
Alors, quitte à mélanger sport et politique, l’avion de Mamelodi Sundowns n’a pu rejoindre Rabat que jeudi soir, lorsque l’impair a été réparé.
Pour revenir au football, souhaitons que nos représentants réussissent leur rendez-vous et surtout ne prennent pas de but à domicile, car cela pourrait sérieusement compliquer leur mission.
Pour le reste, que Dieu nous préserve d’un scénario semblable à celui de la finale de la CAN, mais soyons prêts à toutes les éventualités.
Par Hafid Fassi Fihri



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