Curieusement et pour la première fois, de nombreux témoignages font état d’indiscipline pendant ce mois de forte affluence dans les mosquées avec des actes inacceptables.
De ces témoignages sortent sérieusement des récits de disputes avant les « tarawih », les veillées religieuses du mois sacré, pour se placer aux premières places dans un lieu sacré fort en symboles, la mosquée Hassan II à Casablanca qui fait le plein chaque soir en raison de la présence importante du réputé imam, Cheikh Qzabri, un réel phénomène.
Dans d’autres lieux, il n’est pas rare de voir des fidèles chahuter dans un grand brouhaha avec des mots déplacés à la moindre erreur sur un verset ou un retard dans le prêche. Plusieurs récits concordants sur ces dépassements et ce non-respect du rituel sont rapportés comme le fait de voir des fidèles parler entre eux, répondre au téléphone ou le laisser sonner, s’accrocher pour des motifs futiles à très haute voix jusqu’à en venir aux mains et interrompre la veillée religieuse, tout cela uniquement pendant le Ramadan.
C’est à se demander si les nerfs sont à vif pendant ces soirées en raison de la fatigue du jeûne ou bien est-ce une perte désolante de la pratique stricte de la prière avec de tels comportements inciviques et contraires à la religion musulmane qui prône le respect.
Certains vont jusqu’à se demander si des agents de sécurité ne seront pas recrutés pour une présence dans chaque mosquée afin de maintenir l’ordre et la discipline dans l’enceinte des mosquées en l’absence de toute autorité sauf celle de l’imam. Comme dans ces nouvelles habitudes déplorables ne sont plus reconnus ni le statut, ni le charisme de l’imam et son intégrité morale et religieuse, est-ce la fin de la sacralité des mosquées avec de tels changements dans les comportements ?
Par Jalil Nouri










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