L’on pourrait aisément s’inspirer de la célèbre formule d’un homme d’État français qui avait choisi pour slogan électoral « La Force tranquille », car c’est avec cette même sérénité que Nabil Benabdellah, numéro un du PPS, entend conduire son parti.
Il a été parmi les premiers à annoncer, par anticipation, une victoire du Parti du Progrès et du Socialisme aux prochaines élections législatives prévues au mois de septembre, avançant une argumentation solide et des certitudes issues de son analyse de la situation politique actuelle. Ayant regagné en dynamisme, le parti s’est doté d’un programme adapté à la conjoncture nationale et a commencé à dessiner les profils appelés à le représenter dans ce scrutin, même si la formation ne couvre pas encore l’ensemble des circonscriptions en jeu.
Pour pallier cette situation, Nabil Benabdellah a également été le premier à plaider pour la recomposition d’un front de gauche uni, rassemblant toutes les forces politiques susceptibles de rejoindre cette démarche dans un esprit de reconquête.
Tablant sur un affaiblissement probable de la majorité parlementaire actuelle, le PPS estime que le retrait annoncé d’Aziz Akhannouch pourrait fragiliser le RNI, laissant son parti face à une nouvelle configuration politique. Dans cette perspective, le PPS considère que le moment est opportun pour surprendre les formations du centre, qui pourraient ne pas être préparées à combler le vide laissé par l’actuel chef du gouvernement, et ainsi reconfigurer le rapport de force politique.
Nabil Benabdellah voit également dans l’émergence de jeunes indépendants dans la course électorale de septembre une autre opportunité susceptible d’éroder l’assise électorale et territoriale des partis actuellement au pouvoir.
Il faut croire que ces ambitions ne sont pas démesurées et qu’elles s’inscrivent au contraire dans une lecture réaliste des évolutions possibles de la scène politique nationale. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une recomposition de la carte politique n’est pas à exclure, et certains n’hésitent pas déjà à évoquer la possibilité d’une surprise électorale en 2026.
Par Jalil Nouri











Contactez Nous