La justice a tranché avec fermeté à Fès. Lundi 16 février 2026, la Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel a condamné (M.D.) à 15 ans de prison ferme dans une affaire qualifiée de hautement sensible sur le plan sécuritaire. Le verdict résonne comme un signal : lorsqu’un dossier bascule du champ de la délinquance « classique » vers celui de la sûreté nationale, la réponse judiciaire change d’échelle.
Selon les éléments rapportés, l’accusé, décrit comme ancien actif dans le trafic de stupéfiants, comparaissait en détention provisoire pour des faits liés à l’espionnage — entendus comme des contacts et coordinations avec des parties étrangères jugées hostiles — ainsi que pour atteinte à la sécurité de l’État. À ce socle déjà lourd se sont ajoutées d’autres qualifications, notamment l’outrage à une institution constitutionnelle et l’incitation contre l’intégrité territoriale du Royaume.
Le cœur du dossier, tel qu’il est présenté, renvoie à une mécanique redoutée par les services et les magistrats : la circulation d’informations sensibles. Il est question de rapports et de contenus vidéo portant sur des lieux et sites sensibles, transmis dans une logique considérée comme attentatoire aux institutions. Le tribunal a, en outre, mis les frais à la charge du condamné.
Au-delà de la peine, l’affaire dessine un phénomène plus large : la porosité entre certains réseaux criminels et des circuits d’influence capables d’exploiter des profils fragilisés ou déjà impliqués dans l’illégalité. Quand cette jonction touche à des informations stratégiques, le dossier n’est plus seulement pénal : il devient politico-sécuritaire. Et dans cette zone, la justice envoie généralement un message clair : tolérance minimale, sanction maximale.



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