À quelques semaines d’une Assemblée générale qui s’annonce décisive pour l’avenir du football national, le nom de Fouzi Lekjaa s’impose déjà comme celui du grand favori à sa propre succession à la tête de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Prévue le 5 juin prochain au Complexe Mohammed VI de football à Maâmora, cette échéance intervient dans un contexte particulier où le Royaume s’apprête à entrer dans la dernière ligne droite de l’organisation de la Coupe du monde 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal.
Depuis son arrivée à la présidence de la FRMF en 2014, Lekjaa a profondément transformé le paysage footballistique marocain. Sous sa gouvernance, le football national a changé de dimension, aussi bien sur le plan sportif qu’institutionnel. Les performances historiques des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022 au Qatar, les succès répétés des sélections de jeunes, du futsal et du football féminin ont donné au Maroc une crédibilité nouvelle sur la scène internationale.
Mais au-delà des résultats sportifs, plusieurs observateurs estiment que le maintien de Lekjaa représente aujourd’hui un enjeu stratégique pour le Royaume. L’homme bénéficie d’une influence rarement atteinte par un dirigeant marocain dans les hautes sphères du football mondial. Premier vice-président de la CAF et membre du Conseil de la FIFA, il dispose d’un réseau et d’un poids diplomatique capables de défendre les intérêts du Maroc dans les grands dossiers internationaux.
Son autre grand atout réside dans la continuité. À l’approche de la CAN 2025 organisée au Maroc puis de la Coupe du monde 2030, nombreux sont ceux qui jugent risqué d’ouvrir une période d’instabilité à la tête de la FRMF. Le chantier est immense : infrastructures sportives, coordination internationale, organisation logistique, développement des académies et rayonnement du football marocain. Dans ce contexte, Lekjaa apparaît pour beaucoup comme l’homme de la situation.
Il faut également souligner que le football marocain vit actuellement l’une des plus belles périodes de son histoire. Le Complexe Mohammed VI est devenu une référence mondiale, les clubs marocains rayonnent davantage en Afrique et les investissements dans la formation commencent à produire leurs fruits. Cette dynamique positive joue naturellement en faveur du président sortant.
Sauf énorme surprise, l’Assemblée générale du 5 juin devrait donc confirmer la reconduction de Fouzi Lekjaa pour un nouveau mandat, avec en ligne de mire un objectif historique : réussir la Coupe du monde 2030 et inscrire définitivement le Maroc parmi les grandes nations du football mondial.
Par Salma Semmar












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