Taxer plus lourdement les habitants des grandes villes apparaît de plus en plus comme une solution inévitable afin de réduire la production de déchets, que des décharges, pourtant régulièrement agrandies, ne parviennent plus à absorber face à des volumes devenus considérables.
Au moment où les cahiers des charges des marchés de la propreté et de l’assainissement sont sur le point d’être révisés, ce projet exclut toute référence à une politique volontariste de réduction des déchets. Et ce, non pas par le biais de la sensibilisation, qui a déjà montré ses limites, mais à travers l’instauration d’une taxe plus élevée fondée sur le principe du pollueur-payeur.
Les mesures actuellement mises en œuvre par les entreprises privées en charge de cette gestion critique semblent aujourd’hui dépassées face à un défi quotidien devenu inégal : celui de contenir l’augmentation vertigineuse des déchets en milieu urbain. Dans plusieurs grandes villes, la situation se dégrade visiblement, à l’exception notable de Rabat et d’Ifrane, souvent citées comme modèles.
De son côté, le tissu associatif engagé dans la protection de l’environnement voit ses actions de sensibilisation s’essouffler, faute de moyens et face à l’ampleur du phénomène. Il demeure néanmoins dans l’attente de mesures plus fermes et véritablement dissuasives.
À l’approche de la Coupe du monde 2030, il devient urgent d’explorer des solutions alternatives pour en finir avec l’image de villes transformées en dépotoirs et de cités insalubres, dans un pays qui aspire à projeter une image de modernité et d’exemplarité.
Par Jalil Nouri












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