Il était grand temps qu’une institution constitutionnelle se penche sur le phénomène grandissant des incivilités au Maroc et sur leurs effets néfastes pour la population, le vivre-ensemble, l’espace public et l’image du pays dans toutes ses dimensions.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), présidé par Abdelkader Amara, a publié un rapport présenté par son président, dressant un état des lieux clair et sans complaisance de ce fléau qui affecte le quotidien de tous les Marocains.
Ce tableau préoccupant de la situation dans l’espace public débouche sur la proposition d’un Plan national de lutte contre les incivilités. Toutefois, ce rapport, qui tend à exonérer les pouvoirs publics et les gestionnaires des villes d’une part de responsabilité dans l’expansion inquiétante des nuisances de toutes sortes, souffre également d’une autre limite : celle de ne pas appeler les choses par leur nom ni d’identifier clairement ce qui constitue sans doute l’une des causes profondes de cet irrespect généralisé de l’espace public et de l’environnement, aussi bien dans les villes que dans les campagnes : le déficit d’éducation civique.
L’intérêt d’un tel rapport, tout comme l’éventuelle mise en œuvre d’un Plan national en la matière à l’approche de la Coupe du monde 2030, risque dès lors de se limiter à une opération de circonstance. Une démarche qui pourrait s’apparenter davantage à un traitement superficiel du problème qu’à une véritable réforme de fond, cantonnée à la période de cet événement mondial pour lequel les pouvoirs publics mobilisent d’importants moyens financiers, sans toujours accorder la même priorité à l’investissement dans le facteur humain.
Il est néanmoins précieux que le débat soit enfin lancé, même tardivement, par le CESE. Reste désormais à savoir comment ce premier diagnostic sera relayé et transformé en véritable politique publique de long terme. Car au-delà des constats, c’est bien d’un défi majeur pour la citoyenneté qu’il s’agit, dans un pays qui nourrit de grandes ambitions et aspire à voir grand.












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La première chose à faire est de s’assurer du respect des voitures aux piétons qui utilisent les passages piétons et aussi s’assurer que les piétons traversent uniquement en utilisant les passages piétons.
Il faut éduquer la population et sensibiliser. Par exemple éduquer les gens pour éviter d’uriner dans les lieux publics. A l’étranger, les gens ont accès à des toilettes publiques amovibles.
Ce fléau ne peut être combattu que par l’école (sensibilisation des profs et leur formation) et les médias officiels ( émissions, publicités, théâtre, débats…) et bien sûr, des sanctions sévères à l’encontre des incivils et des inciviques. .😡😡😡
J’ ajouterai à mon commentaire concernant les passages piétons, il est important de sensibiliser les automobilistes et les piétons à travers la radio et la télévision nationales et par la suite verbaliser les contrevenants, automobilistes et piétons. Il faut étudier cet aspect et s’inspirer de la réglementation internationale. Nous recevrons durant la coupe du monde des citoyens habitués aux règles de civilité dans ce domaine.
Très bel article je vous en félicite vous avez mis le doigt sur la plaie … éducation civique et facteur humain..c’est la ou il faut travailler et c’est la responsabilité de tous à commencer par les parents qui sont à mon avis les principaux responsables avant l’école.. il faut des mesures de répréhension contre les parents irresponsables
1. Commencer par la maternelle jusqu’à la fin du premier cycle.Enseigner les valeurs fondamentales de notre patrimoine: twiza; solidarité ( kapbounyani lmarsous) ; propreté et protection de l’environnement, conservation et valorisation de l’eau (wa ja3alna mina lm’ai kulla chat in 7eyy)justice et égalité de tous ( la farqa bayna 3arabyin wa la 3ajamyin illa bittaqwa) etc..
2. Appliquer et Renforcer ces valeurs à l’école, dans la rue et au travail.
2. Appliquer et renforcer ces valeurs devant la loi d’une manière équitable et ou l’égalité de tous devant la loi est la première valeur dans les tribunaux.
Le manque de civisme n’est pas le monopole des pauvres; j’ai vu un mec dans sa voiture en plein été sur la route congestionnée de Harhoura en train de siroter une bière. Ce qu’il fait chez lui ou au bar, c’est son problème, mais risquer la vie des autres…
Le Maroc dépense un argent fou à nettoyer les rues, les parcs, les plages !
Les gens souhaitent plus d’écoles, plus de moyens pour la santé, … mais passe leur temps à manger et jeter leurs détritus partout après eux !
À quand des amendes, afin qu’ils comprennent que ça a un impact financier sur le pays ?!
Il faudrait sévir par des amendes conséquentes, filmer et montrer ça aux heures de grandes écoutes !
Il n’y a que comme ça que le message passera.
Chaque incivilité doit être verbalisé !!!
Pourquoi dans d’autres pays, la cigarette dans la rue ou le fait de manger dans la rue est cadré et pas au Maroc ?!
DES AMENDES; la voila la sensibilisation , quand t’as pas de cerveau , que tu es » mkallakh » : il n’y a que ca qui marche , les voitures se garent SUR LE TROTTOIR et envoient les gens SUR LA RUE , la police NE BOUGE PAS , c’est a eux de faire le travail pour lequel ils sont payés . on est obligés de couler du beton sur nos trottoirs pour empecher ces animaux de s’y garer . Et que font les ELUS ? = ils envoient un » trax » tracteur pour arracher » un bloc de pierre » ou un pare soleil de magasin , « sensibilisez » vos policiers et politiciens a faire leur travail et arretez avec ces » c’est pas moi c’est lui » …