Le nouveau sélectionneur des Lions de l’Atlas a bien du mal à arrêter la liste définitive qu’il conduira à la prochaine Coupe du monde, prévue aux États-Unis.
Plus encore que son prédécesseur Walid Regragui, Tarik Sektioui Ouahbi semble aujourd’hui confronté à un véritable luxe : celui du choix. Une abondance de talents qui complique l’élaboration du onze de départ, mais aussi la composition du groupe élargi de 26 joueurs appelés à défendre les couleurs nationales.
L’objectif est clair : tenter, au minimum, de rééditer l’exploit historique réalisé lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Et les arguments ne manquent pas, avec une génération de joueurs au niveau globalement élevé et à la diversité impressionnante.
Toutefois, cette richesse a un revers : plusieurs éléments ayant contribué à la qualification pour le Mondial 2026 ne feront pas partie du voyage. Une décision toujours délicate, dans un contexte où chaque Marocain semble déjà avoir sa propre liste en tête.
Le programme de préparation est déjà connu, avec deux matchs amicaux face au Salvador et à la Norvège avant le coup d’envoi de la compétition. Mais le sélectionneur entend garder le suspense jusqu’à la mi-mai concernant la liste finale.
L’ossature de l’équipe semble néanmoins se dessiner autour de cadres tels que Yassine Bounou, Achraf Hakimi, Noussair Mazraoui, Azzedine Ounahi ou encore Bilal El Khannouss. À ces piliers s’ajoutent des talents confirmés et des profils offensifs prometteurs, capables de faire la différence à tout moment.
Les nouveaux venus, eux aussi, frappent déjà à la porte avec ambition, à l’image de jeunes joueurs évoluant dans les championnats européens, prêts à s’imposer et à bousculer la hiérarchie. Des surprises de dernière minute ne sont pas à exclure.
Cette profondeur d’effectif constitue un atout majeur : elle permet d’envisager une rotation efficace et un banc de touche solide, capable de répondre aux exigences d’une compétition longue et intense.
Sur le plan du staff, le sélectionneur semble avoir su s’entourer avec intelligence, en s’appuyant sur des adjoints complémentaires et expérimentés, dont Mustapha Hadji, pour créer une dynamique de groupe cohérente et ambitieuse.
Les observateurs s’accordent à dire que cette équipe a les moyens de réussir une belle campagne mondiale. Reste à savoir si le talent individuel et la richesse collective sauront se transformer en performance sur le terrain.
Les mois de juin et juillet s’annoncent intenses pour les supporters marocains, malgré des horaires parfois tardifs en raison du décalage horaire. Une chose est certaine : les Lions de l’Atlas ne manqueront ni d’ambition ni d’envie pour rugir une nouvelle fois sur la scène mondiale.
Par Mounir Ghazali



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