Actu-Maroc lance aujourd’hui une nouvelle rubrique participative destinée à donner davantage la parole à ses lecteurs.
Chaque jour, une question portant sur un sujet de société, d’actualité, d’économie, de politique ou de vie quotidienne sera proposée au débat afin de permettre à chacun d’exprimer librement son point de vue dans le respect des opinions de tous.
Parce qu’au-delà de l’information, notre ambition est aussi de créer un véritable espace d’échange entre Marocains d’ici et d’ailleurs.
❓ La question de ce jeudi:
Si vous pouviez quitter le Maroc demain, le feriez-vous ?
Pour quelles raisons ?
- Recherche d’une meilleure qualité de vie ?
- Opportunités professionnelles ?
- Études ?
- Déception ?
- Ou au contraire, attachement profond au pays malgré les difficultés ?
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📌 Les réactions les plus pertinentes seront mises à l’honneur par la rédaction d’Actu-Maroc.












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Franchement, malgré toutes les difficultés du quotidien, je choisirais de rester au Maroc.
Oui, il y a des problèmes de pouvoir d’achat, de chômage, de santé ou d’éducation, et personne ne peut les nier. Mais je pense sincèrement que le Maroc est en train de changer et qu’il possède encore un énorme potentiel pour l’avenir.
Quand on regarde les grands projets, les infrastructures, le développement du sport, de l’industrie, des énergies renouvelables ou encore la place que le Royaume commence à prendre en Afrique et dans le monde, on sent qu’il y a une vraie dynamique.
Partir peut parfois offrir une vie plus confortable, mais vivre loin de son pays, de sa famille, de sa culture et de ses racines n’est pas facile non plus.
Le Maroc reste notre “bled”, avec ses défauts mais aussi ses qualités humaines, son soleil, sa stabilité et son identité unique. Personnellement, je préfère croire en l’avenir de mon pays et participer, à mon niveau, à son évolution plutôt que de le quitter.
J’ai quitté le Maroc à l’âge de 22 ans avec un simple sac, beaucoup de peur et énormément d’espoir. Aujourd’hui, après des années de travail en France, je peux dire que je ne regrette pas mon choix.
J’ai construit ma vie ici, trouvé un travail stable et correctement rémunéré, fondé une famille et aujourd’hui je suis le père de deux enfants dont je suis fier. La vie n’a pas toujours été facile, surtout au début, loin des miens et de mon pays, mais les sacrifices ont fini par payer.
Pourtant, malgré les années, le Maroc reste profondément dans mon cœur. J’y retourne chaque été avec émotion, pour revoir ma famille, retrouver l’odeur du pays, les cafés, les rues et cette chaleur humaine qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Partir m’a permis de réussir professionnellement, mais je n’ai jamais oublié d’où je viens. On peut aimer son pays profondément tout en choisissant de construire son avenir ailleurs.
Moi, je n’attends plus rien ici. Chaque année on nous parle d’avenir, de projets, de rêves, mais sur le terrain c’est toujours les mêmes galères : chômage, prix qui montent et portes fermées.
Si demain j’ai l’occasion de partir dans un pays européen et quiter le Maroc, je pars sans réfléchir. j’ai envie de vivre, travailler normalement et construire quelque chose de stable et arrêter de survivre. Allah M3ana
je n’en peux plus de voir toujours les mêmes politiciens comme Benkirane, Akhannouch et les autres. Des années de promesses pendant que le citoyen galère de plus en plus. Beaucoup pensent surtout à leurs intérêts et à remplir leurs poches pendant que les jeunes perdent espoir. Voilà pourquoi tant de gens rêvent de partir ailleurs.
Abdelaziz
J’ai quitté le Maroc il y a 40 ans. Si financièrement je suis a l’aise, si c’est a refaire je reste au Maroc : mes enfants n’ont pas vraiment la culture marocaine, ils se sentent étrangers au Maroc et cela me fait mal, très très mal.mes parents sont partis et j’ai l’impression que je n’ai pas assez profité d’eux.et puis, en ayant cette tendance a comparé le Maroc avec le pays d’accueil, on a du mal à accepter certaines choses: une administration lourde, un système sanitaire défaillant , un enseignement a l’agonie sans oublier ce bak sahbi partout: au Maroc, la devise est : un coup de piston solide est mieux que 20 ans d études.
Oui, sans hésitation.
Et pourtant j’aime profondément le Maroc. C’est le pays de mes origines, ma patrie, un pays magnifique humainement et culturellement. Mais malheureusement, le quotidien y devient difficile : trop de disparités, trop d’incivisme, trop de corruption. Bien sûr, ces problèmes existent ailleurs aussi, mais souvent dans une moindre mesure.
Le Maroc, je préfère le voir de l’extérieur : y revenir pour les vacances, garder mes racines, contribuer à son développement à ma manière… mais plus y vivre au quotidien, car cela est devenu un véritable calvaire.
Ce pays ne profite qu’à ceux qui en ont les moyens et à une minorité qui assure ses arrières en investissant à l’étranger,au cas où!!!!
Le manque de confiance totale envers son pays et ses institutions va vous surprendre pour votre enquête.TOUT LE MONDE VEUT PARTIR
Attachement profond au pays malgré les difficultés.
Non pas du tout , la qualité de vie et la chaleur humaine qui y ce trouve et difficilement trouvable dans d’autres pays ,spécialement en occident.
Non, je n’irai nulle part. Sachant que j’y vis plus ou moins bien, je travaille, j’ai un salaire suffisant qui couvre mes besoins! Mon pays, ma terre j’y reste! pour le meilleur et pour le pire, s’il y a quelque chose à changer c’est à nous citoyens, de le faire, ensemble.
Non, je n’irai nulle part car je crois profondément que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Sachant que j’y vis plus ou moins bien, je travaille, j’ai un salaire suffisant qui couvre mes besoins! Mon pays, ma terre j’y reste! pour le meilleur et pour le pire, s’il y a quelque chose à changer c’est à nous citoyens, de le faire, ensemble. Pour moi, la religion, la culture, et la famille, pèsent toujours plus lourd. Je ne pourrai m’imaginer aller dans un pays où l’administration est rapide et où je rencontrerai un raciste qui essayerait de retirer un voile à ma femme dans le métro. Je prends le risque de payer plus en frais de santé ici, pour ne pas être stigmatisé (sale arabe) ailleurs ! Mon fils apprendra le coran dans la mosquée au Maroc et fêtera l’Eid un jour férié dans une ambiance familiale.
Il y a 10 ans, je l’aurais fait mais maintenant, trop de responsabilités & trop d’implication pour me permettre de quitter le pays. & finalement, pour aller où??
Je ne quitterai jamais le Maroc