À mesure que la Coupe du monde monte en intensité, Mohamed Ouahbi découvre une autre facette du très haut niveau : l’exercice, parfois délicat, des conférences de presse. Si le sélectionneur des Lions de l’Atlas affiche habituellement calme et maîtrise devant les médias, plusieurs de ses récentes interventions ont laissé transparaître une certaine lassitude face à des questions qu’il juge éloignées des enjeux sportifs.
À l’image de son prédécesseur Walid Regragui, le technicien marocain semble parfois déstabilisé par des interrogations qu’il estime fantaisistes, répétitives ou sans véritable rapport avec la rencontre à venir. Certaines portent même sur des aspects relevant de la vie privée des joueurs, un terrain que la plupart des entraîneurs considèrent comme une ligne rouge, les conférences d’avant et d’après-match étant avant tout destinées à évoquer les choix tactiques, les performances et la préparation sportive.
Dans ce contexte, Mohamed Ouahbi est régulièrement amené à recadrer certains journalistes ou à éluder des questions qu’il juge inappropriées. Un exercice délicat pour un sélectionneur qui vit sa première grande compétition internationale à la tête de l’équipe nationale et qui doit déjà gérer la pression du résultat, la préparation de ses joueurs et les attentes immenses de tout un pays.
Cette situation relance également le débat sur la qualité de certaines interventions médiatiques lors des conférences de presse. Entre la recherche d’une déclaration susceptible de faire le buzz et la volonté d’obtenir une véritable analyse footballistique, la frontière est parfois ténue. Plusieurs observateurs du monde sportif estiment qu’un niveau d’exigence plus élevé dans les questions posées permettrait d’enrichir ces échanges et d’offrir au public des réponses davantage centrées sur le jeu.
Pour Mohamed Ouahbi, l’essentiel reste toutefois ailleurs. Son attention demeure tournée vers le terrain, où l’attendent les véritables réponses. Car, au-delà des micros et des caméras, ce sont les performances des Lions de l’Atlas qui constitueront, au final, le meilleur argument face aux critiques comme aux polémiques.



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