La session de printemps, dernière de l’actuelle législature, s’annonce chargée pour les deux chambres d’un Parlement déjà tourné vers la prochaine campagne électorale.
Les élus de la première Chambre, les plus sollicités en cette fin de mandat, sont appelés à mettre les bouchées doubles afin d’adopter les nombreux textes ayant fait l’objet de révisions ou d’amendements, notamment ceux à caractère social, ceux relatifs à la justice, ou encore le projet de loi concernant le Conseil national de la presse, déjà en retard sur le calendrier. Sans être officiellement une course contre la montre, la situation y ressemble fortement, d’autant plus que la clôture de la session est prévue pour fin juillet.
L’urgence de la situation et la nécessaire concertation entre les groupes parlementaires devraient favoriser des votes dans un climat apaisé, afin d’éviter l’accumulation des retards en séances plénières. Toutefois, tout dépendra du contexte politico-électoral qui accompagnera les élus jusqu’à l’échéance de la fin du mandat, avec pour objectif de ne renvoyer aucun texte à la prochaine législature. Un tel report risquerait en effet de freiner davantage l’avancée des projets de loi, lesquels seraient alors soumis à une nouvelle Chambre susceptible de redéfinir ses priorités en fonction de sa majorité et de son agenda.
Dans ce type de configuration, la pratique montre que des accords parfois inattendus peuvent émerger entre adversaires politiques, au nom de l’intérêt général, afin de faire adopter des textes attendus de longue date et jugés urgents. Le rôle de la présidence de la Chambre apparaît, à cet égard, déterminant, tout comme la qualité de ses relations avec les chefs de groupes parlementaires, pour impulser une dynamique consensuelle et boucler l’agenda législatif avant la fin juillet, sans laisser de textes en suspens. L’objectif affiché reste d’atteindre un taux de rendement législatif satisfaisant, à mettre à l’actif de l’ensemble des acteurs.
Par Jalil Nouri












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