De toute l’histoire de la compétition, l’édition 2026 restera sans doute comme celle qui aura été la plus décriée et la plus critiquée. Une même complainte semble se répandre à travers le monde : ce tournoi organisé aux États-Unis aurait été conçu pour les plus aisés, excluant de fait une grande partie des supporters issus des pays du Sud.
Certains vont même jusqu’à accuser le président de la FIFA, Gianni Infantino, de s’être aligné sur les exigences de Donald Trump en matière d’accès au territoire américain. Selon eux, les conditions d’entrée imposées aux visiteurs provenant des pays en développement seraient devenues particulièrement dissuasives, afin d’éviter une arrivée massive de supporters susceptibles de contrarier la politique migratoire défendue par l’ancien président américain.
Toujours selon ces critiques, ces visiteurs seraient perçus comme moins dépensiers, plus difficiles à contrôler et susceptibles de poser des problèmes de sécurité. Des arguments qui alimentent le sentiment d’une compétition conçue sur mesure pour un public fortuné.
La FIFA et la Maison-Blanche auraient ainsi, selon les détracteurs de ce Mondial 2026, favorisé un modèle destiné avant tout aux supporters à fort pouvoir d’achat. Cette perception expliquerait notamment le coût élevé des démarches de voyage, des visas, de l’hébergement et d’autres contraintes administratives régulièrement dénoncées comme autant de barrières à l’entrée.
Le résultat serait aujourd’hui visible dans certains stades et dans plusieurs villes hôtes, où des sièges demeurent inoccupés malgré les affirmations des organisateurs selon lesquelles les billets auraient été vendus jusqu’au dernier. Cette image contraste fortement avec les ambitions affichées d’un Mondial présenté comme le plus populaire et le plus universel de l’histoire du football.
Par Jalil Nouri



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