À quelques jours d’un Clasico déjà lourd d’enjeux, le Real Madrid traverse une crise interne d’une rare intensité. Federico Valverde, touché à la tête après une altercation avec Aurélien Tchouaméni à Valdebebas, manquera le choc face au FC Barcelone. Le club madrilène a confirmé que l’Uruguayen devra observer dix à quatorze jours de repos et que des procédures disciplinaires ont été ouvertes contre les deux joueurs.
Selon plusieurs médias espagnols, la tension entre les deux milieux de terrain avait déjà éclaté la veille à l’entraînement avant de dégénérer de nouveau le lendemain. Valverde aurait été blessé au visage après avoir heurté une table dans le vestiaire. Dans un message publié sur Instagram, le joueur a tenté de calmer la tempête, assurant qu’aucun coup volontaire n’avait été porté et regrettant une dispute née de la fatigue, de la frustration et d’une saison madrilène très compliquée.
Mais l’affaire dépasse désormais le simple incident entre coéquipiers. Le vestiaire du Real semble miné par les tensions, les fuites et les clans. La presse espagnole évoque une équipe divisée, certains joueurs ne parlant presque plus à l’entraîneur Álvaro Arbeloa, dont l’avenir paraît déjà compromis.
Sportivement, le moment est catastrophique. Le Real se rend à Barcelone avec onze points de retard, dans un Clasico qui pourrait offrir le titre aux Catalans. Dans ce contexte, l’absence de Valverde, capitaine de caractère et homme d’équilibre du milieu, tombe comme un symbole : celui d’un club prestigieux qui perd son calme au pire moment.
Florentino Pérez devra vite reprendre la main. Car au Real Madrid, les crises sportives se pardonnent parfois. Les fractures de vestiaire, elles, laissent souvent des traces plus profondes.
Par Mounir Ghazali












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