La dernière attaque menée contre Smara par le Polisario continue de faire des vagues et semble accélérer le dossier de son éventuelle inscription sur la liste noire des organisations terroristes internationales au Congrès américain, une procédure face à laquelle le protecteur algérien pourrait difficilement intervenir.
Pire encore, Alger risque désormais d’être accusée de complicité en armant et en soutenant les séparatistes dans leurs actions. Bien que sa réaction à la dernière attaque contre Smara ait pu paraître timide aux yeux de certains observateurs, elle ne masque pas pour autant une déception contenue au sein de la diplomatie américaine, qui voit ses efforts de médiation dans le dossier du Sahara compromis par la stratégie jugée provocatrice et contre-productive d’Alger. Une posture qui risque d’entraver les pourparlers que Washington espère relancer dans les prochaines semaines.
L’élément nouveau à retenir réside surtout dans l’unanimité européenne, ainsi que dans les réactions de plusieurs pays habituellement discrets sur ce type d’incidents, qui ont exprimé leurs vives inquiétudes face à la répétition de telles attaques aux frontières du Royaume. Ces États ont également réaffirmé leur solidarité avec le Maroc et leur attachement à l’initiative d’autonomie comme solution sérieuse, réaliste et durable pour le règlement du conflit.
Après avoir cru, un temps, à une possible évolution de la position algérienne, plusieurs capitales occidentales, dont Washington, affichent désormais un scepticisme croissant face au brouillage des cartes entretenu par Alger, qui s’est bien gardée de condamner fermement l’attaque du Polisario pour marquer clairement son désaveu. Une attitude qui, pour beaucoup, n’a surpris personne.
Le mouvement séparatiste a ainsi démontré, contrairement à certaines affirmations précédentes, qu’il continuerait à s’opposer à toute solution autre que ses revendications séparatistes, rejetant notamment le projet d’autonomie des provinces du Sud sous souveraineté marocaine. Une stratégie qui complique davantage les efforts de médiation américaine et pourrait précipiter, à terme, son inscription sur la liste des organisations terroristes internationales.
Par Jalil Nouri












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