L’ancien capitaine des Lions de l’Atlas Romain Saiss a accordé une interview remarquée à l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, livrant un témoignage sincère et parfois douloureux sur la période difficile traversée par la sélection marocaine, entre la finale perdue de la CAN 2025 face au Sénégal, le départ de Walid Regragui et l’arrivée de Mohammed Ouahbi.
Saiss, qui a mis fin à sa carrière internationale après cette défaite en finale, n’a pas caché la profondeur de la blessure, décrivant ce qu’il vit comme un véritable traumatisme. Tout avait été préparé pour soulever le trophée à domicile, mais la conclusion a été cruelle et laisse des traces qui ne s’effacent pas facilement, a-t-il confié. Concernant le départ de Regragui, le défenseur du club qatari Al-Sadd a exprimé ouvertement sa déception, soulignant que le technicien n’était pas un simple entraîneur mais quelqu’un qui avait créé un lien émotionnel fort avec le groupe et provoqué une véritable révolution mentale au sein de la sélection sur 4 ans. Il a néanmoins tenu à respecter ce choix, souhaitant à Mohammed Ouahbi de poursuivre dans la même direction.
Le message le plus fort de Saiss est sans doute celui adressé aux supporters marocains. Avec une franchise désarmante, il a reconnu l’absence d’union sacrée autour de l’équipe lors de la dernière CAN, jugeant étrange et douloureux d’être sifflé par ses propres supporters lors des 2 premiers matchs. Les grands résultats ne se construisent que dans l’unité, a-t-il martelé, et c’est précisément ce qui a manqué récemment.
Sur le plan technique, il a évoqué avec amusement le penalty à la Panenka tenté par Brahim Díaz, avouant ne pas en revenir, et plaisantant sur le fait que des joueurs de l’envergure de Hakimi et Ziyech ne s’y seraient jamais risqués dans un tel contexte. Il conclut en appelant les supporters à tourner la page et à soutenir le nouveau staff, estimant que l’approche de la Coupe du monde constitue la meilleure thérapie pour refermer les plaies laissées par la défaite en finale africaine.



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