Alors que toute la presse internationale et les observateurs attendent toujours impatiemment d’en savoir un peu plus sur le déroulé des discussions autour du plan d’autonomie marocain, abritées par Washington, l’ONU s’est exprimée sans apporter d’éléments nouveaux.
Le porte-parole de cette organisation, à l’origine de la résolution 2797 soutenant ce plan au Conseil de sécurité, s’est contenté de préciser ce que l’on savait déjà, à savoir que ces pourparlers sont coprésidés par le représentant personnel du Secrétaire général de l’ONU pour ce dossier, Staffan De Mistura, se partageant la tâche avec Michael Waltz, chef de la mission américaine à l’ONU, en présence du conseiller de Trump, Boulos Massad.
Aucune précision utile n’a été apportée, ni sur l’atmosphère de ce rendez-vous, ni sur sa durée, ni sur l’éventualité d’une autre réunion et le délai dans lequel elle pourrait se tenir afin d’évaluer les chances de succès. Pour seule indication livrée par le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, qui s’exprimait au cours d’une conférence de presse, les journalistes présents repartiront avec la certitude que le secret restera une condition pour parvenir au succès promis.
Libre aux négociateurs de s’y tenir et libre aux médias d’en tirer toutes les conclusions, avec comme première hypothèse celle de tabler sur des prolongations qui pourraient s’éterniser bien au-delà du délai maximal fixé avant juin par le président américain Donald Trump pour clore le dossier et faire signer un accord final durable menant à la paix en Afrique du Nord et au Maghreb, ouvrant aussitôt la voie à l’application sur le terrain du plan d’autonomie dans les provinces sahariennes.
Mais d’ici là, de l’eau coulera sous les ponts, dans le plus grand secret et l’économie de déclarations.
Par Jalil Nouri










Contactez Nous