Les récentes inondations qui ont frappé les régions du Loukkos et du Gharb, consécutives à des précipitations particulièrement intenses et à des conditions climatiques exceptionnelles, ont mis à rude épreuve le réseau routier dans plusieurs provinces, notamment à Larache. Face à l’ampleur des dégâts constatés, un groupe parlementaire a adressé une question écrite au ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, afin d’obtenir des éclaircissements sur l’état des infrastructures et les mesures envisagées.
Selon les élus, plusieurs axes routiers ont été totalement submergés par la montée des eaux des oueds Loukkos et Sebou, tandis que les crues ont emporté des portions entières de chaussée, fragilisant leur structure de base. Des ponts et ouvrages d’art ont également subi des dommages importants, rendant la circulation dangereuse, voire impossible, dans certaines zones rurales déjà enclavées.
Si les interventions préventives des autorités ont permis d’éviter des pertes humaines, elles n’ont pas empêché l’enregistrement de pertes matérielles considérables. Plus préoccupant encore, nombre de routes récemment réalisées dans le cadre de programmes de désenclavement se sont détériorées dès les premières intempéries, certaines devenant totalement impraticables après seulement quelques épisodes de pluies. Dans certaines communes du Fahs-Anjra et aux abords de Tanger, des fissures profondes, des affaissements et des glissements de la couche asphaltique ont été signalés, transformant des tronçons entiers en surfaces friables, comparées par des habitants à du “biscuit”.
Ces dégradations ont des répercussions directes sur l’économie locale, entravant le transport des marchandises et des produits agricoles, tout en compliquant les déplacements des élèves et des populations. Elles soulèvent également des interrogations quant au respect des cahiers des charges, à la qualité des matériaux utilisés et au degré de conformité des entreprises chargées des travaux.
Dans ce contexte, les parlementaires appellent à l’élaboration d’un plan d’urgence basé sur un diagnostic précis des dégâts, la priorisation des interventions et l’adoption de normes techniques plus strictes, adaptées à la récurrence des phénomènes climatiques extrêmes.










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