Le Maroc franchit une étape importante dans sa politique d’emploi des jeunes en lançant le programme IDMAJ, un dispositif conçu pour ouvrir les portes du marché du travail à ceux que les critères de recrutement classiques laissaient systématiquement sur le carreau : les jeunes sans diplôme. C’est à Rabat que le ministre Younes Sekkouri a officialisé le coup d’envoi de cette initiative, en présence de 128 entreprises et fédérations professionnelles prêtes à jouer le jeu.
Le pari est ambitieux : 30 000 postes sont d’ores et déjà confirmés, avec un horizon de 65 000 opportunités réparties sur des secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique, l’agroalimentaire, l’offshoring ou encore le BTP. Des géants industriels comme Stellantis, Safran, Concentrix Maroc et le Groupe Marjane figurent parmi les premiers signataires, aux côtés de dizaines d’autres entreprises et groupements professionnels.
Pour convaincre les employeurs, l’État a conçu un package d’incitations difficile à ignorer. Durant les 12 mois du contrat IDMAJ, les entreprises sont exonérées de cotisations CNSS, de la Taxe de Formation Professionnelle et de l’impôt sur le revenu, pendant que l’État couvre lui-même l’Assurance Maladie Obligatoire du jeune stagiaire. Et pour ceux qui franchissent le pas du CDI, l’accompagnement ne s’arrête pas là : les charges sociales sur les salaires jusqu’à 6 000 dirhams restent à la charge de l’État pendant une année entière, et l’exonération fiscale se prolonge sur 24 mois supplémentaires pour des rémunérations allant jusqu’à 10 000 dirhams.











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