Une nouvelle pression s’annonce sur le panier des ménages marocains. Les prix de la viande bovine pourraient connaître une hausse supplémentaire dans les prochaines semaines, dans un contexte marqué par la flambée des coûts à l’importation et les tensions persistantes sur les marchés internationaux.
Selon les données disponibles, la viande bovine importée, notamment du Brésil, atteint déjà près de 110 dirhams le kilogramme sur le marché de gros au niveau des grands abattoirs. Un seuil élevé qui risque de se répercuter rapidement sur les prix de détail, déjà difficiles à supporter pour une large partie des consommateurs.
Cette hausse trouve son origine dans plusieurs facteurs combinés. Le marché brésilien, principal fournisseur du Maroc, connaît des perturbations, tandis que la guerre au Moyen-Orient pèse lourdement sur les prix du pétrole, entraînant une augmentation des coûts de transport et de fret. Résultat : la viande rouge devient de plus en plus vulnérable aux chocs extérieurs.
Mohamed Jebli, président de la Fédération marocaine des acteurs du secteur du bétail, alerte sur une situation qui pourrait encore se compliquer si les mêmes conditions persistent. Les prix pourraient alors atteindre des niveaux records, accentuant la pression sur les foyers marocains.
Au-delà de la conjoncture, cette crise révèle une fragilité structurelle : la dépendance croissante du Maroc aux importations pour répondre à la demande intérieure. Entre hausse des aliments pour bétail, coûts logistiques et instabilité géopolitique, le marché national reste exposé à des facteurs qu’il ne maîtrise pas totalement.
Pour les professionnels, l’équation est également délicate : les charges augmentent, sans garantie d’amélioration des marges. Pour les citoyens, la viande bovine risque de devenir un produit encore plus coûteux, dans un contexte où le pouvoir d’achat est déjà fortement sollicité.












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