Les partis politiques, sauf ceux qui ont préféré les ignorer totalement, ont attendu que la nouvelle loi électorale introduise la participation des jeunes de moins de 35 ans lors du prochain scrutin législatif comme candidats indépendants pour que les partis traditionnels se réveillent afin de leur opposer leurs propres éléments, s’ils en ont.
Sauf que ces mêmes partis, à l’origine de l’effacement des jeunes dans le circuit parlementaire en étouffant leurs voix, les brimant et minimisant leurs apports, veulent aujourd’hui parasiter la nouvelle expérience, pour ne pas dire la « saboter », en polluant les candidatures des jeunes indépendants pour leur bloquer la route vers le parlement.
Un simple exemple qui en dit long sur cette stratégie et qui nous est offert par un meeting organisé récemment pour promouvoir la participation des jeunes encartés à la formation de l’Istiqlal, auquel n’ont participé que des adultes, en l’absence de tout concerné par une candidature de jeune partisan susceptible de faire bonne figure.
C’est dire le double jeu et le double langage entre la parole et le geste dans ces calculs politiques qui, une fois de plus, viendront dénaturer le jeu démocratique en parlant de la participation des jeunes devant une assistance composée en majorité de personnes âgées, à moins de vouloir souligner l’importance de la jeunesse dans le programme du parti précité en pure forme et pure perte de temps.
La participation de ces jeunes indépendants a pour enjeu d’associer cette catégorie à la dynamisation de la vie politique, pour la sortir de sa routine sclérosée, justement, et la fourvoyer ainsi n’est pas de bon augure pour cette expérience légitime.
Par Jalil Nouri



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