Il n’y a pas que les sorties fracassantes et hasardeuses du leader du PJD, Abdelilah Benkirane, qui feront perdre à sa formation les élections législatives de 2026.
Contrairement à d’autres partis plus conscients que ce scrutin ne sera pas comme les précédents et qu’il faudra l’aborder sur de nouveaux programmes adaptés à la conjoncture, le parti d’obédience islamiste continue de se limiter à sa rhétorique politique qui n’a pas changé depuis ses dernières victoires et sur le ton lassant de son chef.
Pour ne retenir qu’un seul exemple, celui des ajustements apportés à leur discours par des partis mieux organisés, ne serait-ce qu’au sujet des jeunes dont la participation apportera un vent de changement au Parlement et que le chef du PJD continue à traiter comme des moins que rien, sous prétexte fallacieux d’avoir mis le pays en danger avec la Gen Z, un mouvement que Benkirane n’a cessé de vilipender.
La chose reste tout à fait normale dans une formation vieillissante où les femmes et les jeunes sont sous-représentés, laissant place à une vieille garde essoufflée et passive refusant d’anticiper sur les changements que peuvent apporter des idées.
Mais l’élément le plus probant qui ne jouera pas en faveur du PJD lors de ces élections législatives ne différera pas des élections précédentes qui avaient assisté à son effondrement dans les urnes puisque, après avoir usé par sa double expérience à la tête du gouvernement, le PJD a montré toutes les limites et les concessions de son action et a vu un affaissement de sa base qui a quitté le navire pour rejoindre des formations concurrentes où ils ont pu retrouver une liberté de langage réformateur dont ils avaient été privés dans la formation islamiste dominée par le seul Benkirane.
Par Jalil Nouri



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