La loi sera stricte et appliquée à la lettre : les candidats aux élections législatives de septembre 2026, si tout va bien, se sont vu fixer un plafond de 600 000 DH maximum pour l’ensemble des dépenses de leur campagne qu’ils mèneront dans leurs circonscriptions respectives, et pas un dirham de plus pour les spéculateurs.
Pour les électeurs, le ministère de l’Intérieur a décidé d’interdire toute somme dépensée dans l’achat des voix et entend mettre fin au gaspillage dans les fêtes, les paniers de denrées et les autres cadeaux en tous genres, promis en échange d’un bulletin de vote. Ces campagnes seront scrupuleusement observées en termes de dépenses, qui font scandale ici et là à chaque élection, avec la distribution de milliers de billets bleus de 200 DH, peu chers payés par voix, assurant une place au Parlement pour les peu scrupuleux.
Ce plafond concerne également, et restera valable, pour les jeunes candidats de moins de 35 ans qui se présenteront pour la première fois, en bénéficiant d’une subvention étatique de l’ordre de 30 % de leurs dépenses de campagne, remboursables en cas d’élection comme député ou non, si l’on connaît les difficultés de financement de campagnes qui peuvent aller jusqu’à des millions de dirhams.
Le ministère de l’Intérieur prévoit, avec un engagement formel, et se prépare à faire en sorte que ces élections soient véritablement une épreuve pour un changement réel dans les mentalités et dans l’organisation, avec une transparence optimale et des résultats conformes au vote, avec un minimum d’incidents et de contestations du scrutin, en mettant en œuvre tous les moyens nécessaires aux niveaux humain, matériel et technologique, afin d’en retirer une carte politique exacte, insensible aux aléas, aux pratiques condamnables du passé et à l’incivisme.
Par Jalil Nouri



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