De tous les partis politiques marocains, le PPS, dirigé par le bouillonnant Nabil Benabdellah, ne se contente plus de ses bases traditionnelles, mais élargit son offensive tous azimuts.
Dans son dernier entretien accordé à la presse, ce dernier n’a pas hésité à lancer un message fort aux jeunes pour leur demander d’aller massivement aux urnes et de « s’en emparer ».
L’ancien parti communiste semble avoir fait de cette cible son cheval de Troie pour les prochaines élections législatives et communales, en jouant cette carte à fond afin d’assurer une participation maximale qui mettrait sa formation en bonne posture.
Le PPS n’a pas hésité, en ce sens, à frapper à la porte de la génération Z, qu’il espère voir investir le champ politique pour en finir avec la mainmise des partis traditionnels.
De tous les partis marocains, le PPS est également celui qui s’adresse le plus aux jeunes depuis les premiers jours de cette campagne pré-électorale, en en faisant sa cible privilégiée, comme s’il redoutait une nouvelle victoire du RNI, bien amoindri après le départ d’Aziz Akhannouch, alors que sa tentative de ressusciter un front de l’opposition semble avoir fait long feu, en raison d’incompatibilités entre ses différentes composantes.
Parallèlement à cette offensive précoce et sur le plan interne, le parti dirigé par Nabil Benabdellah a décidé de rajeunir la moyenne d’âge de ses candidats et d’écarter tous ceux traînant des casseroles, grâce à une reprise en main de son numéro un. Avec une telle insistance et une orientation clairement axée sur le pari de la jeunesse, le PPS pourrait gagner en voix et en présence médiatique lors des élections, et ainsi espérer sortir des faibles résultats enregistrés lors des précédents scrutins, avec, en arrière-plan, l’ambition d’un retour aux affaires dans une coalition autre que celle du RNI.
Par Jalil Nouri












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