Pour sa première intrusion dans le domaine politique, le joueur international de football et pensionnaire du Wydad de Casablanca actuellement, Hakim Ziyech, s’est attiré les foudres du ministre israélien de la sécurité, Itamar Ben Gvir, en raison d’un post sur ses réseaux sociaux.
Ziyech y condamnait fermement le vote récent par le parlement israélien d’une loi avec effet immédiat légalisant la condamnation à mort des milliers de prisonniers palestiniens pour terrorisme, qui se trouvent en détention administrative sans procès et sans défense, aujourd’hui promis à la pendaison ou à l’empoisonnement mortel.
Cette loi, ayant suscité une vague d’indignation parmi les Israéliens, est considérée au niveau international comme une atteinte grave aux droits de l’homme et plus encore comme un crime contre l’humanité, car il ne s’agit pas de terroristes mais de résistants.
Le ministre israélien a menacé de la pire sentence le joueur marocain dont l’affaire a suscité l’indignation et provoqué une vaste mobilisation pour sa défense au Maroc mais également aux Pays-Bas, dont il est également citoyen et où vit sa famille. Sur un ton violemment réprobateur, à la limite de l’intolérable, le ministre Itamar Ben Gvir s’est emporté à l’excès sur l’appréciation de Ziyech, en le traitant d’ennemi à chasser.
L’exécutant de la politique d’extermination anti-palestinienne de Benjamin Netanyahou n’a pas supporté que Ziyech a usé de son droit d’apporter tout simplement son soutien à la cause palestinienne, mais de là à lui promettre un sort similaire à celui des détenus palestiniens condamnés à mort, il n’y a qu’un pas que Itamar Ben Gvir a osé franchir pour mettre à prix la tête d’un joueur de football.
Par Jalil Nouri












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