Croyant bien faire et s’assurer une victoire lors des élections législatives du mois de septembre prochain, le leader du PJD, Abdelilah Benkirane, n’a pas trouvé meilleur argument que de promettre, en cas de succès, la fin du régime GMT+1.
Avec ses penchants démagogiques habituels, le chef des islamistes, à la tête d’un PJD en chute libre dans les sondages, fait ainsi le pari d’une surenchère risquée, en profitant du mouvement national de contestation contre cet horaire pour mobiliser autour de sa formation les mécontents, nombreux à avoir signé une pétition remise aux autorités pour demander l’abrogation d’une décision loin de faire l’unanimité depuis son adoption.
Le débat national sur cette question continue de susciter de vives réactions au sein de la population et figurera parmi les premiers dossiers que devra traiter le prochain gouvernement. Ce sujet sensible revient chaque année au cœur de l’actualité, divisant l’opinion publique, sans qu’une communication officielle claire, appuyée par des études sur ses gains économiques réels et ses impacts sociaux, n’ait véritablement éclairé le débat, souvent déconnecté du contexte international.
Pour sa part, l’actuel Exécutif a choisi de ne pas trancher, évitant tout débat de fond sur le maintien du GMT+1, alors même que plusieurs pays s’en sont progressivement détachés. Au Maroc, les partis politiques exploitent régulièrement cette controverse à des fins électoralistes, tout en sachant que la décision d’une éventuelle abrogation ne relève ni du seul gouvernement ni du Parlement, qui continue d’éviter d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour de ses travaux, de crainte de voir le débat lui échapper.
Benkirane, en promettant une telle mesure, sait pourtant qu’en cas de victoire — hypothétique — il lui serait difficile d’aborder frontalement cette question une fois au pouvoir. Les électeurs, eux, n’ont pas oublié les promesses non tenues du passé, qui ont déjà contribué à l’érosion du soutien à son parti.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
Moi je ne voterai surtout pas,PJD