Cette fois-ci sera peut-être la bonne, et les autorités semblent bel et bien déterminées à lutter contre les tentatives des spéculateurs sans foi ni loi de pousser le marché du bétail à ses extrêmes en matière de prix du kilogramme du mouton à l’approche de la fête du sacrifice.
Ce marché, devenu décidément versatile et facile à s’enflammer à la moindre rumeur, voit les prix flamber en affichant des tarifs dépassant de loin le pouvoir d’achat du Marocain lambda, déjà aux prises avec l’inflation provoquée par le prix du carburant et les tensions dans le détroit d’Ormuz, disputé par les États-Unis et Iran autour de son contrôle stratégique. Dès la hausse vertigineuse constatée dans les marchés traditionnels, les autorités locales se sont lancées, sur ordre du ministère de l’Intérieur, dans des campagnes de stabilisation des prix et de maintien de niveaux abordables avant la fête.
La traque s’est engagée avec la recherche des grands spéculateurs ayant la mainmise sur les circuits, ces redoutables manipulateurs des souks surnommés les « chennaqas », afin de les traduire devant la justice et de confisquer leurs troupeaux acquis à des prix très bas auprès des éleveurs, après avoir fait courir le bruit que ces derniers seraient privés de subventions et d’aides s’ils gardaient plus d’une ou deux bêtes en leur possession.
Il était devenu insupportable pour les Marocains de voir le prix de la viande ovine grimper dangereusement à 170 dirhams le kilo, parfois jusqu’à 200 dirhams, du jamais-vu pour des bourses qui ne conçoivent pas que la viande de mouton devienne inaccessible.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous