À l’approche des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre, une question essentielle revient avec insistance : les citoyens marocains se déplaceront-ils en nombre vers les urnes ou l’abstention restera-t-elle le grand défi du scrutin ?
Entre confiance à restaurer, attentes sociales, pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation et désir de voir émerger des élus plus proches des préoccupations réelles, ce rendez-vous électoral pourrait être un test majeur pour la vie politique nationale.
Et vous, pensez-vous que les Marocains iront voter massivement cette fois-ci ? Ou estimez-vous que la défiance envers les partis risque encore de peser lourdement sur la participation ?
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Avant même le jour du vote, une grande partie des citoyens est déjà exclue du processus électoral à cause de l’obligation d’être inscrit sur les listes électorales. Cette condition constitue un frein inutile à la participation et contribue à l’abstention. Pourquoi compliquer l’exercice d’un droit constitutionnel ? Tout Marocain âgé de 18 ans et plus, détenteur d’une carte nationale d’identité valide, devrait pouvoir voter directement. À l’heure de la digitalisation et des bases de données centralisées, cette exigence d’inscription préalable paraît dépassée. Si l’objectif est d’augmenter la participation et de renforcer la démocratie, il faut simplifier l’accès aux urnes plutôt que multiplier les obstacles administratifs.