Le feuilleton « Lakjâa au PAM » pourrait connaître un tournant décisif ce samedi à Salé, où se tient la réunion du Conseil national du Parti Authenticité et Modernité (PAM). Une rencontre particulièrement attendue par les militants, convaincus que l’arrivée de Faouzi Lakjâa est désormais sur de bons rails.
Si le scénario évoqué par plusieurs observateurs se confirme, le ministre délégué chargé du Budget sera accueilli avec tous les honneurs par les membres du Conseil national. Selon les projections qui circulent dans les milieux politiques, cette instance devrait d’abord entériner son adhésion, conformément aux statuts du parti, avant de lui ouvrir, dans la foulée, les portes du Bureau politique.
Autre étape évoquée : sa désignation comme représentant du PAM dans la région de l’Oriental, avec, en prime, une possible investiture comme candidat du parti dans la circonscription de Berkane–Madagh–Saïdia lors des prochaines élections. Pour un homme réputé pour relever les défis, cette ascension fulgurante constituerait une nouvelle démonstration de son influence.
Sans brûler les étapes ni donner l’impression d’un parachutage soigneusement orchestré, Faouzi Lakjâa attendrait toutefois l’issue des élections législatives du 23 septembre avant de briguer la direction du PAM. À terme, il pourrait être appelé, selon ce scénario, à prendre les rênes de l’Exécutif et à incarner ce que certains qualifient déjà de « Gouvernement du Mondial 2030 ».
Une appellation qui correspondrait parfaitement à celui que beaucoup surnomment déjà « Monsieur Mondial », tant son implication dans les préparatifs de la Coupe du monde 2030 est centrale. Président de la Fondation chargée de piloter plusieurs chantiers liés à cet événement, président de la Fédération Royale Marocaine de Football, vice-président de la Confédération africaine de football (CAF) et membre du Conseil de la FIFA, Faouzi Lakjâa cumule déjà de nombreuses responsabilités.
La perspective de le voir, en parallèle, diriger le gouvernement tout en conservant une partie de ses fonctions actuelles soulève naturellement une interrogation : « Super Lakjâa » pourra-t-il assumer simultanément un tel cumul de responsabilités jusqu’en 2030 avec la même efficacité ?
Pour l’heure, rien n’est encore acté. Mais si ce scénario venait à se concrétiser, il marquerait l’ouverture d’une séquence politique inédite où se croiseraient, à un niveau rarement observé, les destins du sport de haut niveau, de la gouvernance publique et des ambitions politiques. Une trajectoire qui, si elle se confirme, pourrait constituer l’une des success stories les plus singulières de la vie publique marocaine.
Par Jalil Nouri












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