Alors que la Coupe du monde 2026 bat son plein et continue de passionner des milliards de téléspectateurs à travers la planète, un phénomène inattendu fait son apparition dans de nombreux foyers : la lassitude grandissante de certaines femmes face à une compétition jugée trop longue.
Plus d’un mois de matchs, des rencontres diffusées quotidiennement, des soirées entre amis organisées à répétition, des débats interminables sur les performances des équipes et des heures passées devant les écrans : pour de nombreuses conjointes, la vie familiale semble avoir été mise entre parenthèses le temps du Mondial.
Selon plusieurs sondages réalisés sur l’impact du football sur la vie de couple, une majorité de femmes estime que leurs partenaires accordent désormais davantage d’attention à leur sélection favorite qu’à leur propre famille. Elles leur reprochent notamment de consacrer moins de temps aux enfants, de participer moins activement à la vie du foyer et de se désengager, parfois totalement, des tâches ménagères.
« Pendant le Mondial, tout tourne autour du football », témoigne une mère de famille. « Les repas, les sorties, les discussions et même l’organisation de la maison sont dictés par les horaires des matchs. »
Au-delà de la question du temps, certaines familles évoquent également l’impact financier de la compétition. Entre les abonnements aux chaînes sportives, les sorties dans les cafés, les repas entre amis, les achats de maillots et de produits dérivés, la facture du Mondial peut parfois peser sur le budget du ménage.
Les enfants ne sont pas non plus épargnés. Beaucoup passent davantage de temps devant les écrans pour suivre les rencontres avec leurs parents, au détriment d’autres activités familiales ou éducatives.
Paradoxalement, cette même compétition rapproche aussi certains foyers. De nombreuses femmes reconnaissent suivre les matchs afin de partager la passion de leur conjoint ou de leurs enfants. Lorsque le Maroc est en lice, l’enthousiasme gagne souvent toute la famille. Les exploits des Lions de l’Atlas suscitent même une mobilisation féminine importante, comme ce fut déjà le cas lors du parcours historique du Mondial 2022.
Mais pour beaucoup, le problème n’est pas le football lui-même. C’est plutôt sa présence continue pendant plus d’un mois qui finit par devenir pesante. D’autant que les réseaux sociaux prolongent désormais le spectacle bien au-delà du coup de sifflet final. Entre analyses, vidéos, commentaires et débats en ligne, certains supporters restent plongés dans le Mondial du matin jusqu’au soir.
Les spécialistes des relations familiales rappellent toutefois que ces tensions restent généralement temporaires et disparaissent avec la fin de la compétition. Une consolation qui ne semble pas suffire à certaines femmes, lesquelles plaident désormais pour une Coupe du monde plus courte et plus condensée.
Reste à savoir si les organisateurs du Mondial entendront un jour cette revendication venue des foyers. En attendant, tandis que les supporters rêvent de voir leur équipe soulever le trophée, beaucoup de femmes attendent avec impatience un autre événement : le coup de sifflet final qui marquera le retour à la normale dans la maison.












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