Quatre ans après la demi-finale historique du Mondial du Qatar, Maroc et France se retrouvent pour un nouveau rendez-vous planétaire, cette fois en quarts de finale du Mondial 2026, prévu ce jeudi 9 juillet au Gillette Stadium. Les Lions de l’Atlas, auréolés de leur victoire 3-0 face au Canada, affrontent une équipe de France qui reste sur un succès 1-0 face au Paraguay grâce à un penalty de Kylian Mbappé.
La France qui se présente ce jeudi semble encore plus aboutie que celle de 2022. Co-meilleur buteur du tournoi avec 7 réalisations aux côtés de Lionel Messi, Mbappé reste l’arme principale des Bleus, mais ce qui rend cette équipe particulièrement redoutable c’est la profondeur de son effectif offensif. Ousmane Dembélé maintient un niveau remarquable, Michael Olise s’impose comme l’un des maîtres à jouer de la sélection, et Bradley Barcola apporte une dimension supplémentaire par sa vitesse et sa mobilité. Cette abondance de solutions permet au sélectionneur français de modifier le visage de son équipe en cours de match, ce qui en fait l’une des équipes les plus dangereuses dans les transitions offensives.
Le parcours français dans ce Mondial témoigne d’une équipe qui sait gérer les grandes échéances. Après avoir dominé son groupe avec un sans-faute face au Sénégal, à l’Irak et à la Norvège, les Bleus ont enchaîné en éliminant la Suède en 32es avec une victoire 3-0 avant de se défaire du Paraguay en 8es. Une progression méthodique qui rappelle les grandes équipes championnes du monde en 2018.
Du côté marocain, cette affiche porte une saveur particulière. En 2022, la France avait dominé les Lions de l’Atlas 2-0 lors d’une demi-finale où le Maroc avait pourtant fourni un immense effort malgré de nombreuses absences défensives. Quatre ans plus tard, le contexte est radicalement différent : le Maroc entre dans cette rencontre avec une expérience accumulée dans ce type de confrontations, une confiance solide bâtie sur les victoires contre les Pays-Bas et le Canada, et la conviction que les grandes équipes européennes ne représentent plus une barrière psychologique.
L’historique entre les 2 nations penche clairement en faveur de la France, mais le Maroc a su à plusieurs reprises troubler les Bleus, avec notamment un nul 2-2 en 2007 et une victoire aux tirs au but lors de la Coupe Hassan II en 1998. Pour Mohamed Ouahbi, le défi sera de trouver le bon équilibre entre le respect de la puissance offensive française et la préservation de l’identité qui a porté le Maroc jusqu’en quarts de finale pour la 2e fois consécutive.












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Il faut espérer que Macron ne vienne pas s’en mêler…