Le rêve continue. Et cette fois, il prend des allures de démonstration. Au terme d’une seconde période de très haut niveau, les Lions de l’Atlas ont dominé le Canada (3-0), ce samedi à Houston, validant avec autorité leur billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 où les attend désormais un choc très attendu face à la France.
Pendant près de quarante-cinq minutes, les Marocains ont pourtant souffert. Portés par un stade acquis à leur cause, les Canadiens ont imposé un pressing étouffant, multipliant les offensives autour du but de Yassine Bounou. Dès les premières minutes, le gardien marocain s’est illustré par plusieurs interventions décisives devant Tani Oluwaseyi et Stephen Eustaquio, maintenant son équipe à flot alors que Jonathan David et Richie Laryea tentaient également de faire sauter le verrou.
Mais cette équipe marocaine possède désormais une qualité qui caractérise les grandes nations : savoir souffrir sans rompre.
Au retour des vestiaires, Mohamed Ouahbi a trouvé les ajustements tactiques qui ont complètement changé le visage de la rencontre. Plus agressifs dans le pressing, beaucoup plus précis dans les transmissions et surtout beaucoup plus verticaux, les Lions ont progressivement pris le contrôle du jeu.
La délivrance est arrivée à la 50e minute. Sur un coup franc intelligemment travaillé par Achraf Hakimi, le ballon est revenu vers Azzedine Ounahi à l’entrée de la surface. Sans contrôle, le milieu marocain a décoché une frappe limpide qui a traversé une forêt de jambes avant de terminer sa course dans les filets de Maxime Crépeau. Un but de très grande classe qui a totalement renversé la dynamique de la rencontre.
Le Canada a tenté de réagir, notamment par Jonathan David, mais la défense marocaine, parfaitement organisée autour d’Aguerd et d’El Yamiq, n’a pratiquement rien concédé. Les transitions offensives des Lions devenaient de plus en plus dangereuses.
À la 82e minute, Brahim Diaz a encore démontré toute sa vision du jeu. Après avoir récupéré un ballon dans le camp canadien, il a parfaitement servi Ounahi dans la surface. D’un tir puissant du pied droit, le milieu de terrain inscrivait son deuxième but personnel et mettait définitivement le Maroc à l’abri.
Le festival ne s’arrêtait pas là. Déjà très remuant tout au long de la rencontre, Soufiane Rahimi trouvait enfin sa récompense dans le temps additionnel. Après avoir vu une précédente tentative heurter la barre transversale quelques minutes plus tôt, l’attaquant marocain concluait une nouvelle contre-attaque d’un tir croisé imparable pour signer le 3-0 et offrir une conclusion idéale à une prestation qui restera parmi les plus abouties du Maroc dans ce Mondial.
À l’issue de la rencontre, Mohamed Ouahbi savourait sans triomphalisme. Le sélectionneur marocain a souligné que son équipe avait connu une première période difficile avant de transformer complètement le match grâce aux ajustements tactiques effectués à la pause. Il a salué la personnalité de ses joueurs et leur capacité à répondre présents dans les moments décisifs, tout en rappelant que l’objectif du groupe restait désormais de poursuivre l’aventure jusqu’au bout. Il a également expliqué que le repositionnement plus offensif d’Azzedine Ounahi avait été préparé afin de mieux exploiter ses qualités de projection.
En face, Jesse Marsch n’a pas cherché d’excuses. Le sélectionneur canadien a reconnu que le Maroc avait fait preuve d’un réalisme supérieur dans les moments clés. Fier malgré tout du parcours historique de son équipe, il a estimé que le Canada pouvait sortir grandi de cette Coupe du monde malgré cette élimination. Dans la presse canadienne, plusieurs joueurs, dont Richie Laryea, ont insisté sur la fierté ressentie après le meilleur parcours de l’histoire du football canadien en Coupe du monde.
La presse canadienne salue d’ailleurs unanimement le réalisme marocain. Les médias rappellent que le Canada avait largement dominé le début de la rencontre mais qu’il s’est heurté à un immense Yassine Bounou avant de payer cash chacune de ses erreurs défensives. Plusieurs journaux évoquent une élimination douloureuse mais logique face à une sélection plus mature et plus efficace.
Au Maroc, l’enthousiasme est immense. Les médias célèbrent une équipe qui confirme que son exceptionnelle épopée de 2022 n’était pas un simple exploit isolé mais bien l’installation durable du football marocain parmi les grandes puissances mondiales. Les supporters saluent particulièrement la maîtrise tactique, l’intelligence collective, la solidité défensive et la montée en puissance spectaculaire d’Azzedine Ounahi, auteur d’un doublé historique.
En France, cette victoire est suivie avec énormément d’attention puisque les Bleus retrouveront désormais les Lions de l’Atlas en quart de finale. Les médias français présentent déjà cette affiche comme l’un des rendez-vous les plus explosifs de la compétition. Beaucoup rappellent que le Maroc n’est plus seulement une équipe difficile à manœuvrer : il est désormais capable de dominer ses adversaires, de varier son jeu, de défendre bas ou de presser haut selon les circonstances. Plusieurs analyses soulignent également que le duo Hakimi-Brahim Diaz ainsi que la créativité retrouvée d’Ounahi constitueront des menaces permanentes pour la défense française.
Ce quart de finale aura en outre une saveur particulière. Il rappellera naturellement la demi-finale du Mondial 2022, remportée par la France, mais les données ont évolué. Les Lions arrivent aujourd’hui avec davantage d’expérience, un collectif encore plus riche et la ferme ambition de franchir un nouveau cap dans leur histoire.
Une chose est désormais certaine : après avoir éliminé les Pays-Bas puis balayé le Canada avec autorité, le Maroc n’aborde plus les grands rendez-vous comme un outsider. Il entre sur le terrain avec les certitudes d’une nation qui regarde désormais les plus grandes sélections du monde droit dans les yeux.
Par M. Rouane












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Merci pour ce résumé qui résume TOUT..