Les appels fusent de toutes parts en vue de ressusciter l’opposition des partis de la gauche marocaine, qui a volé en éclats lors de la rédaction de la motion de censure contre l’actuel gouvernement, laquelle a mis en évidence le conflit entre l’USFP et le PPS.
Le PPS, dont le leader Nabil Benabdellah a profité de sa présence lors de la récente rencontre organisée à la Fondation Bouabid pour lancer une dynamique de reconstruction d’une alliance entre les deux formations, en y intégrant également la Gauche unifiée, qui porte bien son nom, est encore loin de voir ce scénario se concrétiser.
Les divergences entre les deux locomotives de cette gauche, le duo USFP-PPS, et leurs leaders irréconciliables, dont l’appréciation de la vie politique nationale n’a cessé de s’éloigner l’une de l’autre, demeurent les principaux obstacles à ce projet d’une gauche unifiée, puissante et capable de constituer un bloc influent au Parlement et dans les mairies. La présence du PJD islamiste dans l’opposition actuelle à la première Chambre n’a pas arrangé les choses et a même approfondi les bisbilles internes ainsi que les conflits.
Si la proposition du secrétaire général du PPS, Nabil Benabdellah, maintes fois répétée, de reconstituer le bloc part d’un bon sentiment, commun aux socialistes et aux progressistes de tous les pays, elle se heurte au « niet » catégorique de son homologue de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachgar, toujours arc-bouté sur son refus de toute union en l’état actuel des choses et qui préfère surtout faire partie de la prochaine coalition de centre-droit si elle se maintient au pouvoir après les élections de septembre. Dommage pour cette gauche, dont la présence, unissant toutes ses composantes, pourrait enrichir la vie politique et la démocratie.
Au vu de ce fossé qui s’est encore élargi et creusé, leur présence unie et rassemblée lors de ces élections restera une occasion manquée pour les électeurs et une menace pour leur avenir politique, car leurs résultats risquent de s’en ressentir lourdement.
Par Jalil Nouri












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