Les pluies abondantes enregistrées ces derniers mois et la remontée spectaculaire du niveau des barrages semblent avoir installé un sentiment de sécurité chez de nombreux Marocains. Dans les foyers, les jardins, les stations de lavage ou encore les espaces publics, les gestes d’économie d’eau paraissent progressivement céder la place aux anciennes habitudes de gaspillage. Pourtant, cette amélioration reste conjoncturelle et ne doit pas faire oublier une réalité préoccupante : le Maroc demeure l’un des pays les plus exposés au stress hydrique, sous l’effet des changements climatiques et de la raréfaction des ressources en eau.
Certes, le Royaume investit massivement dans les usines de dessalement, les autoroutes de l’eau, la réutilisation des eaux usées et de nouvelles infrastructures hydrauliques. Mais ces solutions, aussi ambitieuses soient-elles, ne pourront jamais remplacer une consommation responsable de chaque citoyen. Sans campagnes de sensibilisation permanentes, sans éducation à l’économie de l’eau et, si nécessaire, sans sanctions contre les comportements les plus irresponsables, les efforts de l’État risquent de ne pas produire tous leurs effets.
Selon vous, pourquoi les réflexes d’économie d’eau semblent-ils disparaître dès que les barrages se remplissent ? Que faudrait-il faire pour instaurer durablement une véritable culture de préservation de cette ressource vitale ? Nous attendons vos avis, vos expériences et vos propositions dans les commentaires.












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