Le Maroc s’apprête à vivre un événement sportif majeur en accueillant pour la troisième fois consécutive les finales de la Coupe d’Afrique des Nations féminine, un exploit sans précédent au niveau continental. La compétition se déroulera du 26 juillet au 16 août 2026, avec la participation de 16 équipes nationales réparties entre Casablanca et Rabat. Cette expansion du format, passant de 12 à 16 sélections, témoigne de la volonté du football féminin africain d’élargir sa base de participation et d’intensifier le niveau de compétition à travers le continent.
L’édition de cette année revêt une importance capitale puisqu’elle servira de tremplin qualificatif pour la Coupe du monde féminine 2027, qui se tiendra au Brésil. Les Lionnes de l’Atlas entendent bien capitaliser sur l’avantage du terrain et la dynamique actuelle du football féminin marocain pour briguer le titre africain. Le tirage au sort a placé le Maroc dans la première poule aux côtés de l’Algérie, du Sénégal et du Kenya. Les Marocaines entameront leur parcours face au Kenya le 26 juillet, avant de défier l’Algérie dans un derby magrébin le 30 juillet, pour conclure leurs matchs de poule contre le Sénégal le 3 août.
Les autres groupes font la part belle à la concurrence africaine. L’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Tanzanie forment la deuxième poule, tandis que le Nigeria, la Zambie, l’Égypte et le Malawi composent la troisième. La quatrième et dernière poule réunit le Ghana, le Cameroun, le Mali et le Cap-Vert, qui enregistre une participation historique pour sa première apparition en finales, tout comme le Malawi.
La sélection marocaine figure parmi les principaux favoris au titre, aux côtés de la Zambie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, détentrice d’un palmarès impressionnant dans les compétitions féminines continentales. Cette édition acquiert une dimension supplémentaire en raison de son statut de qualification pour le Mondial brésilien. L’équipe dirigée par l’entraîneur espagnol Jorge Vilda bénéficiera du soutien populaire de domicile et des infrastructures modernes disponibles au Maroc.
Les Lionnes possèdent toutes les qualités requises pour prétendre à la victoire finale. Le football féminin marocain a connu des transformations importantes depuis l’entrée en vigueur du professionnalisme en 2020-2021, un tournant qui a significativement amélioré le niveau des clubs et des sélections nationales. L’Armée royale s’est imposée comme une puissance continentale, tandis que les moins de 17 et moins de 20 ans ont atteint les finales mondiales, et la sélection A a disputé deux finales continentales consécutives tout en participant à la Coupe du monde senior, où elle a dépassé le premier tour.
Sur le plan technique, l’équipe marocaine dispose d’une base solide de joueuses dotées de compétences individuelles et d’une expérience continentale de haut niveau. Des athlètes comme Fatima Tagnaout, Sanaa Msoudi et Sakina Ourzaoui incarnent le leadership technique, tandis que Hanan Aït El Hadj, Zaineb Redouani et d’autres apportent des atouts diversifiés. Des joueuses comme Nessrine Ech-Chaad allient la puissance physique et l’engagement combatif nécessaires aux grands événements.
L’accueil par le Maroc de cette Coupe d’Afrique féminine confirme la position de leader que le royaume occupe désormais dans le football africain. Les investissements massifs consentis aux stades, aux centres de formation et aux infrastructures générales, combinés au développement du football féminin, ont renforcé les capacités marocaines pour accueillir une compétition de cette envergure. La Confédération africaine de football a renouvelé sa confiance envers le Maroc malgré les reportages antérieurs de la compétition.
L’avantage de jouer à domicile devant les foules marocaines représente un atout psychologique non négligeable. Cependant, la route vers le trophée ne sera pas facile, confrontée à une compétition redoutable émanant de sélections possédant des traditions solidement ancrées dans le football féminin. Le Nigeria trône en tête des rivaux à redouter, mais l’Afrique du Sud, la Zambie, le Ghana et le Cameroun disposent tous de la capacité à progresser dans les phases éliminatoires et à poser problème aux ambitions marocaines. L’absence de titre lors des deux éditions précédentes pourrait constituer une motivation supplémentaire pour les joueuses à la quête d’un sacre continental.










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