L’heure est à la débandade au sein de certaines formations comme le Mouvement Populaire et l’Union Constitutionnelle, qui perdent une à une leurs valeurs sûres pour les prochaines élections, au profit surtout de celles de la majorité actuelle, le PAM en premier.
Étrange retournement se faisant, malgré tout, conformément aux lois électorales qui ne dissuadent pas d’y recourir en période pré-électorale, le parachutage, qui donne lieu généralement à des marchandages, reste un mauvais signal pour la démocratie et moralement condamnable au niveau politique, puisqu’il vient comme négation du principe d’égalité et de fair-play entre les formations pourtant proches par leurs orientations.
Le fait même de vider un parti de ses cadres pour renforcer les rangs d’un autre ne présage guère de relations normales dans la vie politique par la suite, quand il sera l’heure de nouer des alliances et de trouver des consensus lors des votes de lois. Pour l’instant, ces mouvements, qui font couler beaucoup d’encre, semblent se poursuivre encore pendant quelques semaines avant le début de la campagne électorale et la fin des inscriptions des candidats. Les chasseurs de têtes ont encore de la marge et rien ne dit que l’on n’assistera pas à des retournements de vestes dans certains cas.
L’un des plus emblématiques, qui a vu le PAM priver le RNI de la candidature et de l’adhésion de Monsieur Mondial 2030, Faouzi Lakjâa, le maintient toujours dans la salle d’attente avant d’acter sa candidature à la circonscription de la région de Berkane, afin de ne pas braquer son actuel représentant dans l’Oriental. Il en est de même pour d’autres candidats potentiels dans un exercice dont le PAM semble maîtriser les rouages, en réalisant plusieurs coups gagnants faisant des envieux.
Par Jalil Nouri



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