Comme il aura manqué jusqu’à ce jour, le débat au Parlement sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans ne sera pas le seul à être ignoré par les futurs élus qui entameront leur mandat à la prochaine ouverture de la législature en octobre, puisque ce débat s’est également élargi à l’usage des téléphones en classe.
En France, pays toujours en avance par ses choix courageux dans ce domaine, l’interdiction des téléphones portables dans les écoles, les lycées et collèges deviendra effective à la prochaine rentrée scolaire, sans avoir suscité une opposition à cette loi, tellement la nécessité de cette protection s’impose d’elle-même.
À partir de l’expérience ratée de l’interdiction de la cigarette dans l’administration et les lieux publics au Maroc qui, bien que votée, n’a guère tenu dans les faits, l’on peut se convaincre que, dans le meilleur des cas et avec la bonne volonté des futurs députés, nous resterons encore loin du modèle français qui reste un exemple de ténacité en la matière et de courage politique en régime démocratique, quand on en juge.
Bien que la loi sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans ait été retoquée par la Cour constitutionnelle, le gouvernement Lecornu et le président Macron ne s’avouent pas vaincus et promettent de revenir à la charge avec un texte remodelé de la loi jusqu’à son adoption finale, avec une entrée en vigueur stricte et définitive en 2027 au plus tard. Il y a fort à parier que le défi sera tenu sans retard.
Le législateur marocain devrait largement s’en inspirer et orienter les pouvoirs publics vers une lutte totale avant qu’il ne soit trop tard pour sauver une jeunesse marocaine en danger. Ne serait-il pas souhaitable qu’un candidat au Parlement en fasse la promesse formelle de batailler au niveau législatif pour que les deux lois soient discutées dès l’ouverture du Parlement, parmi les premières lois prioritaires ?












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