Le football marocain n’a décidément jamais autant séduit l’Angleterre. La Premier League, considérée comme l’un des championnats les plus prestigieux et les plus exigeants de la planète, accueille désormais une belle brochette de Lions de l’Atlas, au moment même où d’autres internationaux marocains sont convoités par plusieurs écuries anglaises.
Et le dernier arrivé n’est pas n’importe qui.
À seulement 18 ans, Ayyoub Bouaddi vient officiellement de rejoindre Manchester City en provenance de Lille, avec un contrat courant jusqu’en 2031. L’opération atteint 95 millions d’euros auxquels peuvent s’ajouter 5 millions de bonus, soit potentiellement 100 millions d’euros. Une somme vertigineuse qui fait du jeune Marocain le teenager le plus cher jamais recruté par un club de Premier League.
Plus qu’un transfert, c’est un véritable changement de dimension pour celui qui s’est affirmé avec les Lions de l’Atlas lors du Mondial 2026. Manchester City n’a pas seulement acheté un joueur pour le présent : le club anglais a consenti un investissement considérable sur celui qu’il considère comme l’un des grands milieux de terrain de demain.
Bouaddi rejoint ainsi une colonie marocaine qui avait déjà pris ses quartiers outre-Manche.
Noussair Mazraoui, installé à Manchester United depuis 2024, s’est imposé par sa polyvalence et sa régularité. Lors de sa première saison, il avait disputé 57 rencontres toutes compétitions confondues et terminé deuxième du vote désignant le meilleur joueur de Manchester United selon ses coéquipiers.
À Crystal Palace, Chadi Riad représente également cette génération marocaine présente au plus haut niveau anglais, même si le défenseur vient malheureusement de subir un nouveau coup dur physique lors du début de saison.
D’autres Lions avaient déjà porté à quatre le contingent marocain de Premier League lors de la saison précédente, avec notamment Issa Diop à Fulham et Chemsdine Talbi à Sunderland.
El Khannouss pourrait encore grossir les rangs
Et le mercato n’est peut-être pas terminé.
Bilal El Khannouss figure actuellement sur les tablettes de Newcastle. Les Magpies ont réactivé la piste du milieu international marocain, aujourd’hui à Stuttgart, et son expérience passée du football anglais constitue un argument supplémentaire. À ce stade toutefois, aucun accord n’a encore été annoncé et Newcastle étudie toujours cette possibilité.
Azzedine Ounahi a lui aussi suscité l’intérêt de clubs anglais au cours de ce mercato, mais son avenir demeure indécis et plusieurs pistes européennes sont évoquées. Il serait donc prématuré de l’ajouter dès maintenant au contingent marocain de Premier League.
Une tendance se dessine néanmoins : le joueur marocain est devenu une valeur recherchée sur le marché européen, y compris dans un championnat où les exigences physiques, tactiques et financières sont parmi les plus élevées au monde.
Le Maroc ne fournit d’ailleurs plus seulement des défenseurs ou des joueurs de devoir. Les recruteurs anglais regardent désormais du côté des Lions de l’Atlas pour pratiquement tous les profils : défenseurs polyvalents, milieux récupérateurs, créateurs et attaquants.
La sixième place mondiale n’est plus un hasard
Cette reconnaissance individuelle accompagne la progression spectaculaire de la sélection nationale.
Après son parcours jusqu’aux quarts de finale du Mondial 2026, le Maroc occupe officiellement la sixième place du classement mondial de la FIFA, le meilleur rang de son histoire. Il n’est devancé que par l’Espagne, l’Argentine, la France, l’Angleterre et le Brésil.
La réussite actuelle des internationaux marocains en Europe donne donc une autre dimension à ce classement. Les Lions ne sont plus seulement remarqués lors des grandes compétitions internationales : ils deviennent des investissements majeurs pour les plus grands clubs.
Le transfert historique de Bouaddi à Manchester City en constitue peut-être la meilleure démonstration.
Et le plus réconfortant pour le football national réside ailleurs : derrière cette génération déjà confirmée, la relève frappe avec insistance à la porte. Bouaddi n’a que 18 ans, El Khannouss 22 et Chadi Riad 23.
Autrement dit, l’Angleterre n’a probablement pas fini de parler marocain.












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