L’on se souvient que le milliardaire Akhannouch avait pris en charge, à coups de sommes colossales liées aux dépenses des élections de 2021 que son parti remportera, une victoire qui lui a permis de prendre la tête de l’actuel gouvernement en fin de mandat.
Cet apport financier providentiel et déterminant avant et pendant les élections avait permis à la formation, dont il s’est retiré de la présidence, de faire une démonstration de force au cours de la campagne électorale, que ce soit au niveau de l’organisation hors norme des préparatifs à la victoire, de l’encadrement des électeurs, de leur recrutement au sein du RNI, de la communication tous supports, avec une débauche de produits et gadgets d’accompagnement, et surtout avec l’accent mis sur le digital et les réseaux sociaux payants comme aucun autre parti n’a encore pu le faire.
Toutes les recettes d’une victoire éclatante avaient dès lors été utilisées, mais sans achats de voix constatés, en s’appuyant sur des troupes galvanisées par le milliardaire qui finira par exaucer son vœu de diriger un jour le gouvernement du pays. Mais qu’en sera-t-il ce 23 septembre et avant cette date, maintenant que l’homme, déçu par les mauvais côtés de son expérience et l’ingratitude profonde ressentie, a relativement pris ses distances avec la politique et la direction de son parti, sauf pour concéder quelques apparitions et prises de parole publiques afin d’apporter le soutien dont elle a tant besoin après son retrait imprévu ?
D’ores et déjà, il semble bien que, cette fois-ci, le RNI ne pourra pas compter sur la même générosité de son premier donateur et devra en trouver d’autres, puisque le financement par le biais de subventions étatiques ne couvre pas les frais d’une campagne aussi ambitieuse que celle de 2021. Certes, Akhannouch ne sera pas loin, en toute occasion, pour répondre aux appels d’air frais en déliant les cordons de sa bourse, mais ni sa mobilisation ni son engagement politique passés ne seront là.
Par Jalil Nouri












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