Entré dans un long sommeil forcé depuis les fameuses manifestations et sorties nocturnes d’il y a bientôt une année, qui ont eu pour effet positif de faire bouger les lignes, le mouvement de la Gen Z tente un retour en force pour peser sur les élections.
Mettant à profit la défiance des jeunes envers les partis politiques, en prônant une coûteuse et regrettable abstention le 23 septembre pour les élections législatives, ce mouvement instantané et improvisé, monté de bric et de broc, tente de ressusciter en pleine campagne électorale pour appuyer les appels lancés sur les réseaux sociaux à sortir dans les espaces publics avec des slogans vilipendant la classe politique et ses candidats. Mais force est de constater que les jeunes n’ont pas attendu cette réaction pour se positionner contre la participation, à la lumière des programmes proposés.
Selon toute vraisemblance et au regard des constats partagés et récurrents des observateurs, le taux de participation devrait se situer en dessous de la barre des 30 %, dans le meilleur des cas, avec un duel au sommet entre les deux favoris, le PAM et le RNI, en excluant toute grosse surprise venant de l’Istiqlal ou du PJD brouiller les pistes.
L’opposition de gauche et de centre droit, en cas de raz-de-marée du PAM, comme sont nombreux les éditorialistes à l’envisager, devrait réunir le RNI, qui viendrait siéger aux côtés des islamistes et de la gauche réunis : un scénario possible et détonnant.
En attendant, la Gen Z, toujours sans leadership identifiable, continuera à tenter de mener inlassablement et sans moyens son entreprise mobilisatrice, en ajoutant son grain de sable dans un processus électoral privé du vote d’une jeunesse désappointée, ne distinguant toujours pas ses horizons et refusant d’avaler les promesses des partis.
Un divorce semble consommé depuis fort longtemps, sans que rien, pour l’instant, ne paraisse véritablement en mesure de changer la donne.












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