Une plage de Salé a connu, ces derniers jours, une scène plutôt inhabituelle : l’ambassadrice de Suède au Maroc, accompagnée de membres de son équipe, ainsi que des représentants de l’ambassade de Thaïlande, ont mis la main à la pâte pour ramasser les déchets qui s’y accumulaient.
Le geste, sympathique et symbolique, s’inscrit dans une démarche de sensibilisation environnementale. Mais au-delà de l’image, il a surtout relancé un débat bien connu des habitants : celui de la propreté des plages de la ville, un sujet qui revient régulièrement sans jamais vraiment se résoudre.
Car si ce type d’initiative citoyenne a le mérite d’attirer l’attention et de donner l’exemple, elle ne remplace pas le travail de fond : collecte régulière des ordures, installation de poubelles suffisantes, entretien continu des espaces publics. Un nettoyage ponctuel, aussi bien intentionné soit-il, ne tient jamais longtemps face à l’accumulation quotidienne des déchets.
La présence de deux missions diplomatiques dans cette opération a également son poids symbolique : elle rappelle que la question environnementale dépasse les frontières et concerne autant les résidents que les visiteurs étrangers du pays.
Reste la vraie question, celle que se posent les habitants de Salé : la propreté des plages peut-elle devenir une habitude durable, plutôt qu’un coup de communication ponctuel ? Pour l’instant, l’initiative des ambassades a au moins eu le mérite de remettre le sujet sur la table.












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